 | A peine débarqués à Abidjan, et nous voilà surpris par un tel changement de décor : centre d'affaires avec ses hautes tours - quartiers résidentiels à l'américaine - publicité agressive - shopping centers - les 4 voies reliant les 10 communes abidjanaises - 6 millions d'habitants. Derrière cette façade moderne, Abidjan reste une ville très proche de ses sœurs africaines (Lomé, Cotonou) : on y retrouve des villages de pêcheurs traditionnels, des maquis, des immenses marchés, des vendeurs ambulants et des appatames ... Lors de notre deuxième jour de mission avec FORSCOT (avec qui nous travaillons pour le refinancement d'institutions de microfinance), nous nous sommes rendus sur le terrain à Port Bouet, commune abidjanaise de bord de mer, qui vit essentiellement de la pêche. Les jeunes du village, ne manquent pas de motivation : ils ont décidé de monter une association avec le soutien de l'ONG FISS (France Ivoire Sang pour Sang) pour trouver un travail dans la pêche. Le PNUD (programme des nations unies pour le développement) a été convaincu par cette initiative et a financé dans le cadre des programmes de réinsertion des jeunes dans les situations post crise, une pirogue, un réfrigérateur et des filets pour ces habitants. | | Ces derniers étaient très fiers de nous faire admirer leur embarcation qu'ils venaient de peindre. Ils l'inaugureront la semaine prochaine : nous leur souhaitons bonne chance !
|  | Une fois les carpes pêchées par les hommes de Port Bouet, les femmes se chargent de leur conservation. Elles fument alors les poissons à l'aide de fours traditionnels. Ces fours demeurent très nocifs pour les villageoises car ils dégagent beaucoup de fumée toxique et peuvent diminuer la vue. Heureusement, plusieurs associations dont FORSCOT travaillent pour la mise en place de fours moins toxiques et plus efficaces !
|  | Après le fumage, les femmes, entourées d'un nuage de mouches, retirent les poissons de la plaque qu'elles trient ensuite par tas. En effet, elles vendront ces poissons non à l'unité mais par lot sur les marchés. Nous avons eu la chance de goûter à ces carpes qui se sont révélées délicieuses.
|  | Qui a dit qu'il fallait aller en Côte d'Ivoire pour commencer un régime ? Les ivoiriens se ventent de la qualité et de la diversité de leur nourriture - la meilleure de l'Afrique de l'Ouest - paraît il - qu'ils n'hésitent pas à nous faire goûter à toute heure. La preuve en est ! Lors de notre visite à Port Bouet, le chef du village nous a servi à 17h (2h après notre copieux repas du midi) leur célèbre PFA - poisson fumé attiéké - accompagné d'ignames et de pâte d'oignons. Ce fut délicieux mais inutile de préciser que le menu du soir fut : diète pour tout le monde !
|  | L'attiéké, l'attiéké, on vous en parle mais on ne vous a toujours pas dit ce que c'était. Il s'agit d'une semoule à base de manioc. La première étape de la préparation de cet incontournable met ivoirien est de faire tremper les tubercules de manioc.
|  | | La deuxième étape consiste à éplucher les tubercules puis les moudre pour former de la semoule et vous obtenez l'attiéké. Il se mange très souvent avec des oignons et des tomates et surtout avec les doigts en formant des boulettes (c'est tout un art !). |  |
A bientôt, pour la suite de nos aventures...
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