La Commission baleinière internationale (CBI), qui s'est achevée vendredi à Santiago au Chili, a permis au Japon de poursuivre la "chasse scientifique" avec un quota annuel de mille baleines. De nombreux pays hostiles à la chasse aux cétacés, qui souhaitaient la création d'un sanctuaire de
baleines dans le sud de l'océan Pacifique, n'ont pas obtenu satisfaction.
En revanche un groupe de travail comprenant 24 pays se retrouvera dès le mois de septembre pour parler notamment de la chasse scientifique, des nouveaux dangers comme le réchauffement climatique ou de l'observation des cétacés.
Le
Japon, un des partisans de la chasse à la baleine, faisait grise mine. Chaque année, les Nippons tuent des centaines de
baleines au nom de la recherche scientifique.

La première mission de la Commission baleinière internationale, qui a vu le jour en 1946, était de régulariser la chasse à la baleine mais la CBI a pris rapidement position en faveur de la conservation des
espèces. Ce retournement de situation s'était traduit par le vote en 1986 d'un moratoire interdisant la chasse commerciale. En dépit de ce moratoire, plus de 30.000
baleines ont été tuées au cours des dernières décennies.

La CBI est aujourd'hui divisée entre les défenseurs de l'écologie opposés à cette chasse (
Etats-Unis,
France, Grande-Bretagne, Australie,
Brésil et Nouvelle-Zélande) et les pays chasseurs de cétacés comme le
Japon, la Norvège et l'Islande. Ces trois nations n'ont jamais pris au sérieux ce moratoire. Les Islandais viennent de commencer une nouvelle saison de chasse à des fins commerciales.
La CBI s'efforce de réglementer la chasse et la conservation des populations mondiales de
baleines. Les 80 pays membres se réunissent tous les ans dans un pays différent pour dresser un état des lieux de la ressource et adapter la réglementation à travers la création de sanctuaires
marins, la protection de nouvelles
espèces ou l'établissement de quotas et des dates de
pêche.