Les Jeux Olympiques d'hiver se déroulent du 12 au 28 février 2010 à Vancouver au Canada.
Vancouver... la ville la plus verte du monde en 2020 ?
Alors que le Comité d'organisation de Vancouver 2010 (Covan) s'est engagé à neutraliser l'impact de ses émissions de carbone générées avant et pendant les Jeux d'hiver, des camions et des hélicoptères se sont relayés pour recouvrir les pistes de... neige, qui serviront à la compétition. Pas bien !
Contre le climat, les organisateurs n'ont pas pu se battre et ont du se résoudre à ce va-et-vient... assez polluant. Mais pour la suite de la compétition, ils ont fait de nombreux efforts pour permettre à ces Jeux d'hiver d'être le moins polluant possible.
Un quartier à haute performance environnementale pour les athlètes
Dans cette province de Colombie-Britannique, le développement durable est le grand mot d'ordre. Parmi les nouvelles infrastructures, certaines ont été construites selon des standards environnementaux et seront ouvertes aux habitants après cette compétition olympique.
L'après-Jeux Olympique est plus incertain du côté des tours du village olympique. Les athlètes seront hébergés dans ce nouveau quartier à haute performance environnementale comprenant 1.100 appartements au bord de l'eau, "dont 250 abordables" pour le commun des mortels.
L'environnement passe après le sport et la culture
Face au réchauffement planétaire qui menace les sports de montagne, Vancouver 2010 veut pourtant offrir un modèle pour les futures cités hôtes, avec des jeux verts.
Alors que l'environnement est depuis 1994 le troisième pilier de l'Olympisme derrière le sport et la culture, "nous savons que le monde entier s'attend à ce que le Canada donne l'exemple" confie Sébastien Théberge, porte-parole du Covan, le comité organisateur.
Des sites existants mais renovés
Les spectateurs devront emprunter les transports en commun, notamment des bus à hydrogène. Ici, les cérémonies d'ouverture et de clôture se tiendront dans un des "chaudrons" du centre-ville, le stade couvert BC Place. Certaines compétitions se dérouleront sur des sites existants rénovés. Les infrastructures créées pour l'événement seront par la suite réutilisées. L'Anneau de Richmond (banlieue sud de Vancouver), qui sera dédié au patinage de vitesse, pourra ensuite être transformé pour abriter des terrains de hockey et de basket et une salle de gymnastique.
Les impacts environnementaux ont été réduits
La chaleur résiduelle issue de la fabrication de la glace permet de chauffer le bâtiment. Les eaux de pluie du toit alimentent les toilettes. Et la spectaculaire toiture est faite avec "du bois que l'on croyait invendable parce qu'endommagé par un insecte, le dendroctone du pin" souligne Ann Duffy. "Sans tous ces efforts, notre bilan carbone serait de 20 % plus élevé" affirme-t-elle.