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27 février 2009 -
14h53 :
Le cosmétique bio se fait une place au soleil
[ BIEN-ETRE ]

Après des années de négociations, les entreprises européennes de cosmétiques bio sont parvenues fin 2008 à s'entendre sur un cahier des charges commun destiné à mettre de l'ordre dans les différences normes  qui peuvent induire en erreur le consommateur. Il sera soumis à l'Union européenne en avril.

Des pots de crèmeLe saviez-vous ?

Un produit cosmétique bio ne doit pas comporter de parfums synthétiques, de colorants artificiels, des silicones et des ingrédients issus de l'industrie pétrochimique mais il y a un bémol... le cahier des charges existant était plus ou moins strict selon les pays et les labels. Prochainement les entreprises européennes de cosmétiques...bio seront toutes sur la même longueurs d'onde.

Il ne faut pas confondre bio et naturel...

Des exemples : le français Cosmébio, créé il y a dix ans, autorise à l'instar des Américains, 5% d'ingrédients de synthèse. Les Allemands se refusent à imposer une quantité minimum de végétaux bio dans leurs produits faisant facilement l'amalgame entre le bio et le naturel. Il ne faut pas confondre bio et naturel... Si un produit bio est forcément naturel, l'inverse n'est pas vrai.

Le logo CosmébioIl faut adopter un comportement responsable en permettant aux agriculteurs d'assurer leur pérennité

D'ailleurs le référentiel européen affichera la différence entre les cosmétiques naturels et bio et déterminera aussi  les exigences minimales, même si un label commun n'est pas encore d'actualité. Pour éviter toute dérive, une commission de travail réfléchit actuellement à la dimension éthique de ce marché.
Thierry Recouvrot, PDG de Florame de Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône) et président de Cosmébio, a en effet mis le doigt sur une  problématique :  "Si on se contente de prélever les richesses de la nature, cela va poser un problème. Il faut adopter un comportement responsable en permettant aux agriculteurs d'assurer leur pérennité : on prélève mais on replante aussi".

La ligne de soins MARIBAO est Certifiée ESR* par EcocertCe secteur enregistre une croissance du chiffre d'affaires

Produire du bio ? D'accord ! Mais tout en respectant l'environnement et les producteurs !  Le respect, voila ce que veulent imposer les organisations européennes suivantes : Bioforum (Belgique), Cosmébio et Ecocert (France), BDIH (Allemagne), ICEA (Italie) et SOIL Association (Grande Bretagne).
Ce secteur, qui ne représente que 5% environ du marché des cosmétiques en France, enregistre une croissance du chiffre d'affaires et  si les entreprises respectent les règles élémentaires, le marché des cosmétiques bio devrait très rapidement se faire une place au soleil.

Les huiles essentiellesUne mode qui dure depuis six ans, c'est une tendance de fond

Les entreprises provençales sont largement dopées par ce phénomène qui, après l'Europe et les Etats-Unis, gagne aujourd'hui le continent asiatique. "On est au tout début du bio. Si nous ne faisons pas de bêtises et que nous respectons nos valeurs, cela ne peut que se développer, d'autant que les jeunes achètent davantage ces produits" dit Thierry Recouvrot, PDG de Florame. Cette société basée à Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône) produit des huiles essentielles et des produits de beauté uniquement bio.
"Une mode qui dure depuis six ans, c'est une tendance de fond. Les grands de la cosmétique comme L'Oréal, Clarins ou Estée Lauder ont lancé des marques bio ou racheté des parts dans des sociétés spécialisées" a renchéri Patrick Garnon, directeur adjoint de l'Office national interprofessionnel des plantes à parfum, aromatiques et médicinales, installé près de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence).

Plantes aromatiquesDe nombreuses entreprises se sont implantées dans le Sud-Est en raison de la présence d'une grande variété de plantes à parfum et aromatiques. "La diversité de la flore est exceptionnelle ici" confirme Jean-Louis Pierrisnard, responsable du laboratoire de recherche de L'Occitane. La marque, pionnière dans l'utilisation des extraits végétaux, s'est aussi lancée dans le bio, avec des gammes à base d'huile d'olive ou de lavande.
Terre d'Oc, installée dans les Alpes-de-Haute-Provence, est sur ce marché depuis 2003 et joue sur la carte provençale tout en vendant des recettes adaptées "de secrets de beauté" d'Afrique ou d'Asie, explique Audrey Guyot, responsable marketing. C'est l'une des rares marques bio qui proposent aussi des produits de maquillage.

Le saviez-vous ?Le savoir-faire paie toujours !

Les marques ont étendu leurs gammes, ont amélioré leurs formules aujourd'hui plus onctueuses et légères. Tous ces avantages détrônent doucement mais sûrement les produits utilisés jusqu'à maintenant et fabriqués à l'aide de parabens ou de phtalates, soupçonnés d'être cancérigènes.

Les produits bio sont-ils dangereux ?

"Les cosmétiques contiennent des centaines d'ingrédients dont on ne connaît pas vraiment l'effet combiné" souligne Patrick Garnon.


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