Le bio s'attaque à la lingerie qui doit devenir éco-responsable et rester sexy. Cette industrie est polluante. Une exemple tout simple ! Pour la création d'une petite culotte, l'empreinte écologique est de 18 kilos d'équivalent carbone et 20.000 litres d'eau sont indispensables pour fabriquer un kilo de coton, dont la culture se fait souvent à l'aide de...pesticides. Les créateurs optent aujourd'hui pour un respect des conditions sociales (commerce équitable) et de l'environnement (matières écologiques).
Les matières écologiques sont
- la fibre de bois issue des déchets d'élagage provenant de forêts gérées durablement
- le bambou qui n'a pas besoin de pesticides pour pousser
- le chanvre et le lin qui sont des plantes qui poussent facilement, qui boivent peu et qui se cultivent aussi sur des terres assez pauvres et par un climat tempéré ou méditerranéen.
- la soie
- le coton bio issu du commerce équitable
Pour respecter l'environnement, les fabricants ont aussi choisi des teintures non nocives et des accessoires fabriqués à partir d'objets recyclés comme le bois.
Après avoir subi de plein fouet les délocalisations vers des pays où la main d'oeuvre et les conditions sociales ne sont pas respectées, l'industrie de la lingerie éthique reprend ses bonnes vieilles habitudes en fabricant sur place pour éviter l'exploitation des travailleurs lointains et la pollution due au transport.
"Aujourd'hui, être green, c'est glam"
"Aujourd'hui, être green, c'est glam", affirme Karine Lebreton, du bureau de style Promostyl.
La fondatrice d'Eco-Boudoir, Jenny White, est également de cet avis : "Nous avons voulu créer une collection de lingerie complètement naturelle et écologique, qui soit saine, belle, sexy et qui fasse mentir tous les préjugés sur le développement durable".
"La lingerie bio est un marché très porteur, qui va s'étendre et prendre de l'ampleur" pronostique Florence Peyrichou, de Promostyl.
Une ligne en coton bio "labellisée Max Havelaar"
Les sous-vêtements masculins ne sont pas oubliés. Eminence a créé une ligne en coton bio "labellisée Max Havelaar" (équitable). Estelle Ribe, directrice des exportations, a reconnu : "On s'est aperçu que le consommateur est de plus en plus sensible aux questions écologiques et de commerce équitable.
La lingerie bio était très présente au salon international de la lingerie qui s'est achevé mercredi à Paris.