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03 mars 2010 -
15h43 :
Pleins feux sur les petites races bovines
[ BIEN-ETRE - SALON DE L'AGRICULTURE ]

La vache BéarnaiseConnaissez-vous l'Armoricaine, la Béarnaise, la Ferrandaise ou encore la Casta ? Non, vous donnez votre langue au chat ? Il s'agit de petites races bovines, qui ont failli disparaître dans les années 1970 et qui sont mises à l'honneur lors du salon de l'agriculture.

C'est "grâce à la passion et à la résistance de certains éleveurs" que des races ont pu être sauvées, raconte Stéphane Patin, directeur de Races de France, fédération qui regroupe les organismes en charge des races d'élevage (bovine, ovine, caprine, canine...).

Décimés lors de la seconde guerre mondiale, les troupeaux ont du être reconstitués. La population avait faim et la France voulait accéder à son autosuffisance. Pour "remettre sur pied un élevage, le choix a été de se concentrer sur quelques races pour ne pas disperser les efforts" explique encore Stéphane Patin.
 
Plusieurs races se sont éteintes

Mais la sélection a été si draconienne que plusieurs races ont disparu. Par exemple dans le sud-est et en Franche-Comté, l'Albanaise, la Bressane, la Fémeline ou encore la Mézine n'ont laissé aucune trace.
D'autres ont été sauvées in extremis : "dans les années 70, certaines races ne comptaient plus que quelques vaches et un ou deux taureaux vivants" explique Delphine Duclos, ingénieur agronome et spécialisée dans les races à "petits effectifs" à l'Institut de l'élevage.

Vache - la Prim holsteinSans totalement disparaître, les Armoricaines, avec leur robe rouge acajou ou "cerise" ou encore les Béarnaises de couleur froment clair presque blanc ont du céder leur place à la Prim'Holstein.
Avec sa robe pie noire et blanche, cette vache a colonisé les territoires tandis que la Charolaise et la Limousine ont conquis nos assiettes.  
Ces trois races à elles seules représentent aujourd'hui environ 65 % des vaches françaises.

Aujourd'hui la préservation de ce patrimoine génétique est pris très au sérieux pour renforcer la résistance à des parasites ou des maladies notamment, fait remarquer Stéphane Patin.
 
Pourtant, les petites races ne représentent encore qu'une infime (0,05 %) partie du cheptel français, avec 8.500 vaches adultes. Mais c'est déjà huit fois plus qu'il y a trente ans.


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