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22 septembre 2009 -
09h45 :
Climat : 1,5°C pour rester en vie
[ ENVIRONNEMENT - CLIMAT ]

Une île de PolynésieIls sont quarante-deux ! Quarante-deux petits Etats insulaires de la planète, qui sont aujourd'hui exposés au dérèglement du climat et à la montée des océans !
Par conséquent leurs représentants, réunis au sein de l'Alliance des petits Etats insulaires (AOSIS), feront entendre leur voix à New York.

1,5°C pour rester en vie

Les représentants de cette alliance "exigent que la hausse de la température mondiale soit maintenue bien en dessous de 1,5°C".  "1,5 pour nous c'est déjà un compromis. Nous sommes face à une possibilité de génocide" a martelé le Premier ministre de Grenade Tillman Thomas. Hormis la montée du niveau de la mer, ces îles sont menacées par l'érosion des côtes, les inondations, le blanchiment des coraux et la multiplication d'événements extrêmes, plus fréquents et plus soutenus.

Les petits Etats insulaires ont également insisté sur la nécessité d'accorder une place importante aux capacités d'adaptation des pays vulnérables comme les leurs à la nouvelle donne climatique. Cet aspect doit figurer à part égale avec la réduction des émissions polluantes, et même faire l'objet d'un "arrangement spécial", jugent-ils en réclamant des moyens financiers.

1,5°C... un objectif ambitieux ? 

Cet objectif hautement ambitieux supposerait de limiter la concentration de CO2 dans l'atmosphère à 350 parties par million (ppm), alors qu'elle dépasse déjà les 385 ppm et que les émissions mondiales continuent de croître à un rythme soutenu. Il faudrait que les pays industrialisés réduisent de "45% au moins" leurs émissions de gaz à effet de serre en 2020 par rapport aux niveaux de 1990.

Une île du PacifiqueLes objectifs de réduction loin du compte

A ce stade, les objectifs de réduction annoncés par les pays industrialisés restent loin du compte et les dernières prévisions des scientifiques conduisent plus sûrement à une hausse de +3 degrés.
En juillet, les huit pays les plus industrialisés et les 17 principales économies émettrices de gaz à effet de serre, réunis dans le Forum des économies majeures, avaient reconnu la nécessité de limiter la hausse des  températures à 2°C.

La France a décidé de s'associer à la réunion de lundi, même si l'objectif d'une hausse contenue à 1,5°C lui paraît un peu radical, selon son ambassadeur pour le climat, Brice Lalonde.

La Conférence sur le Climat, qui aura lieu à Copenhague en décembre, doit permettre de conclure un nouvel accord multilatéral de protection du climat


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