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12 février 2009 -
14h00 :
Afssa : il n'y a eu aucun secret particulier
[ CONSO ]

AfssaL'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) est revenue sur le soi-disant secret qui avait entouré son avis affirmant l'absence de danger sanitaire du maïs OGM de Monsanto. "Il n'a aucun secret particulier. Il y a un traitement absolument classique. Sauf lorsqu'il y a urgence sanitaire, il y a toujours entre 15 jours et un mois entre le moment où l'on transmet un avis signé aux autorités de tutelle et le moment où on le met en ligne" a avoué Pascale Briand, directrice générale de l'agence.

Son avis devait être mis en ligne le 20 février mais...

Selon les dires de Pascale Briand, l'Afssa a été saisie en septembre. Son avis, signé le 23 janvier, devait être mis en ligne sur le site de l'Afssa le 20 février, mais après la publication d'extraits dans Le Figaro, il a été publié jeudi.

Rappel : Dans cet avis, l'Afssa estime que le rapport du professeur Yvon Le Maho, qui concluait à la nécessité d'appliquer le principe de précaution, "n'apporte aucun élément nouveau" qui remettrait en cause la sécurité sanitaire du maïs MON 810.
Elle rappelle les conclusions de son avis daté du 30 avril 2008, selon lequel ces maïs transgéniques "présentent le même niveau de sécurité sanitaire que les variétés de maïs conventionnelles".

Yvon Le MahoJe n'ai jamais écrit qu'il y a nocivité

Yvon Le Maho avait été mandaté par le ministère de l'Environnement pour étayer les arguments de la France, qui demandait à Bruxelles la suspension des cultures de maïs transgénique. "Je ne suis pas arrivé à la conclusion qu'il n'y avait pas de nocivité pour la santé et l'environnement. Je n'ai jamais écrit qu'il y a nocivité, mais que je ne pouvais pas conclure" a-t-il reconnu.
Par mesure de précaution, le gouvernement français avait interdit début 2008 la culture de cette semence transgénique et déclenché auprès de l'Union européenne la clause de sauvegarde, suivant ainsi l'avis de la Haute autorité provisoire sur les organismes génétiquement modifiés (OGM).

De son côté, Arnaud Apoteker, spécialiste biotechnologie de Greenpeace, trouve "scandaleux qu'une agence publique garde un tel rapport secret et en organise comme par hasard les fuites à la veille d'une décision européenne".

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La commission européenne doit prochainement réexaminer la clause de sauvegarde invoquée par la France pour suspendre les cultures de maïs OGM.


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