Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, a dévoilé aujourd'hui un plan pour favoriser la commercialisation de produits agricoles en "circuits courts" lors d'une visite à une Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne (Amap), à Vanves (Hauts-de-Seine).

But de ce plan ?
Ce plan, pour lequel aucun montant n'a été précisé, a pour but de :
- faciliter une meilleure connaissance et une meilleure organisation des circuits courts
- proposer une formation aux agriculteurs qui souhaitent commercialiser en direct leur production
- verser une aide à ceux qui s'installent en circuits courts, précise le Ministère dans un communiqué.
Ce plan, selon le Ministère, "s'intègre dans la politique de l'offre alimentaire sûre, diversifiée et durable" du gouvernement, avec pour objectif de promouvoir un mode de commercialisation privilégiant la vente directe du producteur au consommateur.
Il s'agit aussi, explique le Ministère, de répondre à "une demande des consommateurs à la recherche de produits authentiques, d'une plus grande traçabilité, de lien social", tout en permettant une meilleure rémunération pour les producteurs.

L'Amap ?
L'Amap est une association de consommateurs qui s'entend avec un agriculteur sur la livraison d'une production agricole (légumes, fruits...), pour une période donnée et pour un montant fixé et payé à l'avance, mettant ainsi l'exploitant à l'abri des aléas.
Un des points de la charte de l'Amap stipule que les produits doivent être cultivés sans pesticides.

Le saviez-vous ?
Les ventes en circuits courts ?
Vente à la ferme, par correspondance ou encore via les Amap, les ventes en circuits courts recouvrent la vente directe proprement dite, mais aussi la vente indirecte avec un seul intermédiaire, comme dans le cas de la restauration (traditionnelle, collective...) ou d'un commerçant-détaillant (boucher...), selon le ministère.