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16 août 2010 -
15h40 :
Attention dès samedi, la Terre vit à crédit !
[ CONSO-PLANÊTE-RESSOURCE ]

Comme tous les ans, l'ONG Global Footprint Network (GFN)  calcule la date à laquelle la consommation des hommes en ressources naturelles a épuisé ce que la planète est capable de fournir en une année. Et pour l'année 2010, la date fatidique s'avère être  21 août. "Ce qui signifie qu'il aura fallu moins de neuf mois pour épuiser le budget écologique de l'année", relève le président de GFN, Mathis Wackernagel.
L'année dernière, la limite avait été atteinte le 25 septembre, mais ce n'est pas parce que la consommation s'est emballée, souligne-t-il.  "C'est juste que cette année, on a révisé toutes nos données et on s'est rendu compte que jusqu'ici, on avait surestimé la productivité des forêts et des pâturages: en clair, on avait exagéré la capacité de la Terre" à se régénérer et à absorber nos excès.
 "On refait les calculs chaque année et on essaie de ne pas exagérer: si on ne sait pas ou si on a un doute, on prend les données les plus conservatoires". GFN calcule ainsi les fournitures de services et de ressources par la nature et les compare à la consommation humaine et à ses rejets - déchets mais aussi émissions polluantes comme le CO2.

La Terre
Dès samedi la Terre vit à crédit selon  Global Footprint Network

"Arriver à ce que la population mondiale commence à décroître"
 
"A la fin des années 1980, notre empreinte écologique était globalement équivalente à la taille de la terre. Aujourd'hui, c'est 50% de plus", insiste l'ONG. . "Le changement climatique, la perte de biodiversité, la déforestation, les pénuries d'eau et de nourriture sont autant de signes que nous ne pouvons plus continuer de consommer à crédit". S'alarme M. Wackernagel.
Pour inverser la tendance, il faut "arriver à ce que la population mondiale commence à décroître", un tabou qui se lève peu à peu parmi les démographes et les défenseurs de l'environnement, y compris au sein des Nations unies. "Les gens pensent que ce serait terrible, pour nous ce serait en fait un avantage économique. Mais c'est un choix. On n'en veut pas encore", assure M. Wackernagel.


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