Le ministre de l'Alimentation et de la Pêche, Bruno Le Maire, affirme que ce n'est « pas l'intérêt » des ostréiculteurs d'Arcachon de vendre des huîtres, malgré l'interdiction qui les frappe depuis mercredi.
Il avoue comprendre « le désarroi et la colère » des ostréiculteurs, mais rappelle que le test de la souris est actuellement le « seul disponible », tout en reconnaissant qu'il n'était « pas parfait, pas suffisamment précis ».
Mercredi, à l'issue d'un contrôle sanitaire habituel, réalisé avec le test de la souris, test contesté par les ostréiculteurs, la préfecture de Gironde a interdit la consommation d'huîtres et de moules du bassin d'Arcachon.
Mais des ostréiculteurs annoncent avoir l'intention de braver cette interdiction. « Nous serons tous sur nos points de vente afin de vendre nos huîtres (...) car on est sûr qu'elles ne représentent aucun risque », affirme l'un d'entre eux.
« S'il y a un risque minime, le principe de précaution impose de ne pas prendre ce risque-là et de faire en sorte qu'on ne commercialise pas les huîtres quand la garantie n'est pas apportée », insiste Bruno Le Maire.
« Je crois que la sécurité sanitaire est un impératif absolu. Nous devons pouvoir dire aux consommateurs français: "il n'y a aucun risque sur la consommation des coquillages et des huîtres" », affirme t'il.