C'est fait ! La Commission européenne a donné mercredi son feu vert pour la commercialisation des six maïs génétiquement modifiés utilisés pour l'alimentation humaine et animale. Pour en savoir plus cliquez ici
En attendant voici quelques réactions :
Passage en force pour les Verts
Ils ont en effet dénoncé mercredi "le passage en force" de la Commission européenne sur les nouvelles autorisations d'OGM dans l'Union européenne alors qu'une "majorité d'Etats" ne veut pas poursuivre "la fuite en avant vers la contamination génétique de l'agriculture et de l'alimentation". L'annonce par la Commission européenne est "choquante à plus d'un titre", écrit Mickaël Marie, secrétaire national adjoint des Verts.
"Sur le plan institutionnel, la Commission passe outre l'absence de majorité qualifiée au sein du Conseil européen des ministres de l'Agriculture" et elle "est désormais isolée" car "ni le Parlement, ni une majorité d'Etats ne veulent poursuivre la fuite en avant vers la contamination génétique de l'agriculture et de l'alimentation".
"L'argument de l'étiquetage ne tient pas"
De plus, "l'introduction des OGM dans l'agriculture et l'alimentation est refusée par une large majorité des citoyens européens" argue Mickaël Marie. Par ailleurs, "l'argument de l'étiquetage avancé par la Commission ne tient pas.
L'étiquetage des produits OGM ou contenant des OGM n'intervient qu'à partir du seuil de 0,9 %, seuil outrageusement supérieur au seuil technique de détectabilité" et il "ne porte que sur les produits destinés directement à l'alimentation, mais en aucun cas sur les sous-produits" dénoncent les Verts.
"On se serait bien passé d'une telle grossièreté"
L'eurodéputé Jean-Luc Bennahmias (Modem) a qualifié de "grossièreté" le feu vert de la Commission européenne. "Devant l'immensité des intérêts financiers de quelques uns, la Commission vient d'autoriser 6 cultures sans intérêt pour l'environnement en l'absence, dit-on, d'accord du Conseil européen ! Pas d'accord, donc un oui" a ironisé cet ancien élu des Verts.
"On se serait bien passé d'une telle grossièreté. La question n'est pas seulement symbolique, elle est stratégique. A force d'ouvrir des fenêtres, c'est la maison agricole européenne qui risque l'ensevelissement" a-t-il ajouté.
"La commission Barroso a montré son vrai visage"
Philippe Martin (PS), président du conseil général du Gers, a appelé jeudi le gouvernement à refuser le "diktat" de la Commission européenne qui vient d'autoriser la commercialisation de six maïs génétiquement modifiés.
"La Commission Barroso a montré son vrai visage, celui d'une instance et d'un président bien décidés à imposer, contre l'avis des peuples, les OGM partout en Europe, la France montrant quant à elle son impuissance et son incapacité à imposer en Europe le moratoire issu du Grenelle de l'environnement".
"Il faut, sans délai, que le gouvernement français dise avec force qu'il refusera d'appliquer le diktat de Barroso dont la décision est une offense à la protection de l'environnement" a ajouté le député socialiste.
Sous la présidence de Philippe Martin, le Gers a été pionnier de la lutte anti-OGMen votant une délibération d'opposition aux essais en plein champ en juin 2004.