Dans son étude, l'agence européenne pour la sécurité alimentaire révèle que des résidus de 365 pesticides différents ont été identifiés dans les fruits et légumes consommés en Europe, dont 76 dans les céréales.
Selon cette étude, seuls 3,5 % des échantillons présentaient des traces de pesticides dépassant les limites maximales en résidus (LMR) autorisées.
"Le rapport montre que 96,5 % des échantillons analysés sont conformes aux MRL de pesticides autorisés au sein de l'UE" note l'EFSA.
Il s'appuie sur plus de 11.000 échantillons de neuf productions différentes (oranges, mandarines, poires, pommes de terre, carottes, concombres, épinards, haricots sans cosse et riz) analysés en 2008 dans les 27 Etats membres (plus l'Islande et la Norvège).
L'agence relève également que la présence de pesticides est supérieure dans les denrées importées de pays situés hors Union européenne (7,6 %) que dans les échantillons produits au sein de l'UE (2,4 %).
Les dépassements des limites autorisées ont surtout concerné les échantillons d'épinards (6,2 %), d'oranges (3 %), de riz, de concombres, de mandarines, de carottes et de poires.
Parmi les 2.062 échantillons d'aliments pour bébés, 76 contenaient des traces de pesticides et la limite légale était dépassée dans seulement 4 échantillons (0,2 %).
Au total, 862 substances ont été recherchées dans les 11.610 échantillons prélevés au hasard "et sans suspicion particulière" précise l'agence qui ajoute que les résultats de ce rapport ne peuvent être comparés à ceux de 2007.
Pas comparable et pourquoi ça ? Parce que les normes européennes en matière de résidus chimiques dans les aliments ont été révisées à partir du 1er septembre 2008 afin de les harmoniser entre les Etats. Auparavant, chaque pays fixait ses propres normes.
Les organisations non gouvernementales avaient jugé que ces nouveaux seuils risquaient surtout d'entraîner une augmentation "spectaculaire" des limites autorisées dans certains pays. En Autriche par exemple, 65 % des pesticides utilisés voyaient leur taux maximal augmenter parfois jusqu'à 1.000 fois, alors que seuls 4 % devaient les voir réduits.