Mieux vaut oublier le thon rouge de Méditerranée (Thynnus thynnus) - celui des sushis - dont la France a prôné mercredi l'interdiction du commerce international pour lui laisser le temps de reconstituer ses stocks. Alors, pour être de bon thon selon le WWF, voici les recommandations de l'organisation :
- L'Albacore (Thunnus albacares), également appelé Thon jaune, est une espèce tropicale parmi les plus commercialisées au monde, notamment en conserve, et à ce titre fréquemment pourchassée (à la senne, à la palangre, au filet et à la canne). Les captures de juvéniles en Méditerranée et dans l'océan Indien font peser des risques sur l'espèce. "A consommer avec modération".
- Le Thon blanc ou thon germon (Thunnus alalunga): un poisson à chair blanc-rosé, pêché dans l'Atlantique mais présent dans tous les océans et en Méditerranée. C'est l'espèce "à privilégier" sur les étals, en choisissant de préférence un poisson pêché à la ligne.
- La Bonite à dos rayé (Sarda sarda), également appelée pélanide: l'une des cousines du thon présente de l'Atlantique à la Méditerranée et commercialisée surtout sur le littoral faute de marché national organisé. "A privilégier" quand on la trouve, au même titre que le germon.
- Le Thon obèse (Thunnus obesus) est un thon de la famille des Scombridae (comme le germon) présent dans les eaux tropicales et tempérées et à ce titre pratiquement absent des étals européens. A éviter comme tous les poissons du bout du monde.
"D'une façon générale, mieux vaut consommer local. Et ne pas croire que le poisson pourra un jour remplacer la viande ou les légumes. La seule façon de faire est de consommer avec modération, sans croire qu'on peut tous manger du poisson tous les jours", estime Denis Ody, responsable Côtes et Océans du WWF. "Ce ne peut pas être la demande qui conditionne la pêche, mais l'état de la ressource", ajoute-t-il.