Selon la fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), premier syndicat agricole français, le gouvernement doit prendre ses responsabilités et accélérer l'installation du Haut Conseil des biotechnologies qui doit statuer sur les OGM en France. "Il est temps que le gouvernement se mouille, qu'il prenne ses responsabilités vis-à-vis de Monsanto, des producteurs de maïs et des consommateurs" a déclaré jeudi Jean-Michel Lemétayer, son président. Il faut que le gouvernement mette en place cette haute autorité, promise depuis longtemps car son absence permettait au gouvernement de gagner du temps" a-t-il ajouté.
Le Haut conseil des biotechnologies, dont la création a été publiée début décembre au Journal officiel, a pour vocation d'éclairer le gouvernement sur toutes les questions intéressant les OGM ou toute autre biotechnologie.
La France a interdit la culture de ce maïs en février 2008
Le maïs génétiquement modifié du semencier américain Monsanto ne présente pas de danger pour la santé humaine selon un avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, révélé par Le Figaro mercredi.
Invoquant "le principe de précaution", le gouvernement français avait toutefois interdit début février 2008 la culture de cette semence transgénique et déclenché auprès de l'Union européenne la clause de sauvegarde, suivant ainsi l'avis de la Haute autorité provisoire sur les organismes génétiquement modifiés (OGM).