Le ministère de l'Ecologie a calmé le jeudi jeudi en déclarant que l'avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, qui réaffirme que le maïs OGM Monsanto est sans danger pour la santé, ne remet pas en cause la clause de sauvegarde suspendant sa culture.
La culture du maïs génétiquement modifié du semencier américain Monsanto est interdit sur le territoire français depuis le mois de février 2008.
Le fondement de la clause de sauvegarde repose sur des risques jugés sérieux pour l'environnement
"L'avis de l'Afssa, qui ne concerne que des sujets sanitaires, ne remet pas en cause la clause de sauvegarde, décidée par le Président de la République, sur des fondements environnementaux", indique le ministère qui a ensuite ajoute : "Le fondement de la clause de sauvegarde, qui concerne la culture en plein champ du maïs Monsanto 810, repose sur des risques jugés sérieux pour l'environnement et non pas sur des risques sanitaires".
La France a suspendu, début 2008, la culture de cette semence transgénique
Le gouvernement français a suspendu, début 2008, la culture de cette semence transgénique et déclenché auprès de l'Union européenne une procédure appelée la clause de sauvegarde. Il s'était appuyé sur un rapport de la Haute autorité provisoire sur les OGM relevant "un certain nombre de faits scientifiques nouveaux négatifs impactant notamment la flore et la faune".
Le rapport n'apporte aucun élément nouveau
Dans un avis, l'Afssa estime que le rapport du professeur Yvon Le Maho sur le sujet, qui concluait à la nécessité d'appliquer le principe de précaution, "n'apporte aucun élément nouveau" qui remettrait en cause la sécurité sanitaire des maïs. L'Afssa rappelle les conclusions de son avis précédent, daté du 30 avril 2008, selon lequel ces maïs transgéniques "présentent le même niveau de sécurité sanitaire que les variétés de maïs conventionnelles".