La pomme de terre transgénique pourrait, finalement, ne pas être aussi inoffensive que ça. L'EFSA (Autorité Européenne pour la Sécurité Sanitaire des Aliments) a convoqué, à la demande de la Commission Européenne, deux groupes d'experts, respectivement composés de 21 scientifiques, pour déterminer si l'Amflora (petit nom de cette pomme de terre) était bien une inoffensive et douce patate.
Or, pour la première fois, deux scientifiques ont émis des doutes sur l'Amflora. Ils auraient estimé, selon l'EFSA, qu'il serait « imprudent » de relativiser des effets négatifs sur la santé, et auraient jugé probable des conséquences de la culture de cette pomme de terre sur l'environnement... par la dissémination.

Quelles conséquences pour l'Amflora ?
Le groupe BASF, créateur de l'Amflora, affirme que « l'évaluation rendue par l'EFSA permettait à la Commission d'approuver Amflora », soulignant que les désaccords sont « minoritaires ». La Commission Européenne indique simplement qu'elle a « reçu l'avis de l'EFSA », et qu'elle va « l'examiner ».
Greenpeace exprime un avis opposé, et souligne que « pour la première fois un désaccord apparaît au sein de l'EFSA sur les risques liés aux semences génétiquement modifiées ».

Le saviez-vous ?
L'Amflora est une semence de pomme de terre conçue pour être renforcée en amylopectine, un composant de l'amidon utilisé par l'industrie pour fabriquer des textiles, du béton ou du papier. Mais elle contient également un gène marqueur de résistance aux antibiotiques.