La pomme de terre primeur, qui est en vente de mi-avril à mi-août, est menacée de disparition face à la concurrence de la pomme de terre de conservation, en rayon toute l'année et moins chère, ont averti vendredi les producteurs bretons de ce tubercule. En dix ans, la production française de la pomme de terre primeur est passée de 150.000 tonnes à 45.000 tonnes.
Récoltée avant sa maturité et commercialisée dès le lendemain, la pomme de terre primeur est un produit frais. Sa saveur est plus sucrée que celle des pommes de terre de conservation.
Quant à la pomme de terre de conservation, elle a réussi à se faire une place dans les rayons des grandes surfaces car elle est très souvent vendue à moins d'un euro le kilo mais est conservée dans des installations frigorifiques pendant plusieurs mois.
"Il s'agit de deux produits très différents, d'un côté on a un produit frais, de l'autre on a une pomme de terre déshydratée, traitée aux anti-germinatifs, qui a perdu pendant sa conservation ses qualités gustatives" juge Gaétan Gendron, producteur de pommes de terre primeur à Noirmoutier (Vendée). Face à la baisse des ventes, les producteurs ont évoqué des "pistes" comme limiter la période de vente de la pomme de terre de conservation par un arrêté de commercialisation.