Vendredi, les ministres de l'Environnement du G8 (plus le Danemark, l'Australie, et la République Tchèque) et des pays émergents (brésil, Chine, Inde, Mexique, Afrique du Sud, Corée du Sud, Indonésie, Egypte), réunis à Syracuse, ont adopté « la Charte de Syracuse », qui place la biodiversité comme grande cause mondiale, au même titre que la lutte contre le réchauffement climatique.
La charte de Syracuse met les deux problématiques sur le même plan, affirmant que « la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes sont indispensables à la régulation du climat ».
Pour lutter contre la crise économique, il faut une relance « verte »
Pour Stefania Prestigiacomo, Ministre italienne de l'Environnement, la crise économique et financière « nous offre une formidable opportunité pour que les plans de relance soient colorés en vert ».
La Ministre explique que les milliards de dollars qui seront investis pour sortir de la récession devraient désormais répondre à cinq impératifs :
- des modes de transport non-polluants
- l'efficacité énergétique
- l'usage d'énergies renouvelables
- la préservation des écosystèmes
- une agriculture durable
Achim Steiner, directeur général du Programme des Nations unies pour l'Environnement (UNEP), va dans le sens de Stefania Prestigiacomo, en affirmant que l'économie mondiale ne sortira de la crise et ne créera des emplois qu'en investissant dans les énergies renouvelables.

Les USA présents, mais sans objectifs chiffrés
Le retour des Etats-Unis à la table des négociations environnementales a été salué par la Conférence comme un pas important, voire décisif, dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Mais Lisa Jackson, responsable de l'Administration pour la Protection de l'Environnement (EPA), l'équivalent américain d'un ministre de l'Environnement, est venue à Syracuse sans objectifs chiffrés de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, toujours en négociation entre le gouvernement et le Congrès américain.
« (...) je suis ici pour faire passer le message d'espoir et de changement du président Obama et pour parvenir à des objectifs communs sur l'Environnement », explique t'elle.

Le Brésil reste sceptique
Pour Carlos Minc, ministre brésilien de l'Environnement, « tout le monde attend de savoir quels seront les objectifs chiffrés de Washington en matière de réduction de CO2 avant de se réjouir ». Il précise ensuite que « s'ils restent au niveau actuel, j'ai bien peur que Copenhague ne soit un échec ».