Concernant le maïs MON 810, le professeur Yvon Le Maho a tenu à rappeler : "Je ne suis pas arrivé à la conclusion qu'il n'y avait pas de nocivité pour la santé et l'environnement. Je n'ai jamais écrit qu'il y a nocivité, mais que je ne pouvais pas conclure". Il y a quelques mois, il a été mandaté par le ministère de l'Environnement pour étayer les arguments de la France, qui demandait à Bruxelles la suspension des cultures de maïs transgénique. "J'ai travaillé pendant trois mois, honnêtement. Et j'ai consulté les spécialistes de toutes les disciplines concernées pour chaque aspect abordé. Au départ j'étais plutôt pour les OGM, avant de me pencher sur le dossier. Mais aujourd'hui je n'ai aucune certitude scientifique" a-t-il ajouté.
Les recherches doivent absolument se poursuivre
Selon Yvon Le Maho, les organismes génétiquement modifiés ne "constituent pas une science dangereuse mais une absence de science". "Les recherches doivent absolument se poursuivre : il s'agit d'une science bien étudiée au plan de la biologie moléculaire, mais il n'existe pas à ce jour son pendant scientifique au plan sanitaire et environnemental".
Le Figaro a publié quelques extraits d'un avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments après avoir estimé que le rapport d'Yvon Le Maho n'apportait aucun élément nouveau qui remettrait en cause la sécurité" du MON 810.