Dans un avis, publié mercredi par Le Figaro, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) réaffirme que le maïs génétiquement modifié du semencier américain Monsanto, dont la culture a été interdite en France en février dernier, ne présente pas de danger pour la santé humaine.
"L'Afssa considère que les éléments du rapport Le Maho (...) n'apportent aucun élément nouveau qui remettraient en cause la sécurité des maïs portant l'évènement (le transgène) MON 810", selon le site internet du quotidien.
Les réactions après l'avis de l'Afssa qui estime que le maïs Monsanto n'est pas dangereux pour la santé. Retrouvez-les en cliquant ici
Selon un rapport de l'Isaaa (International service for the acquisition of agri-biotech applications), on constate une forte poussée des cultures biotechnologiques dans le monde. Retrouvez l'info en cliquant ici
Un avis signé avec trois mois de retard et maintenu secret depuis
Le Figaro précise que l'avis "attendu en octobre" n'a été signé par "Pascale Briand, la directrice de l'agence, que le 23 janvier dernier, soit avec trois mois de retard" et maintenu secret depuis. Début novembre, les autorités sanitaires européennes avaient estimé infondé le maintien d'une clause de sauvegarde en France contre le maïs MON810.
L'embargo français sur le maïs génétiquement modifié Mon 810 n'est pas justifié
Invoquant "le principe de précaution", le gouvernement français avait interdit il y a un an la culture de cette semence transgénique produit par la firme américaine Monsanto et déclenché auprès de l'Union européenne la clause de sauvegarde, suivant l'avis de la Haute autorité provisoire sur les organismes génétiquement modifiés (OGM).
Le mois suivant, Monsanto avait tenté sans succès de faire lever la mesure devant le Conseil d'Etat. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a estimé en octobre dernier que l'embargo français sur le maïs génétiquement modifié Mon 810 n'était pas justifié. Avant son interdiction, le MON810 était le seul OGM cultivé en France.
Cet avis devrait compliquer la tâche de Jean-Louis Borloo
Toujours selon Le Figaro, cet avis devrait compliquer la tâche du ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, qui doit défendre, le 16 février prochain devant la Commission européenne, la clause de sauvegarde activée par la France, début 2008. Pour Le Figaro, la décision du gouvernement français est "avant tout politique."