Lors du Conseil supérieur d'Orientation, qui a réuni l'ensemble des professionnels du secteur agricole, le Ministre de l'Agriculture Michel Barnier a annoncé la réorientation, à partir de l'automne 2010, de près de 1,4 milliard d'euros, afin de venir en aide aux productions agricoles en danger. La part la plus importante de ce plan de redistribution va être mobilisée pour soutenir l'élevage, à hauteur de 1 milliard d'euros.
Les surfaces en herbe (45% de la surface agricole nationale) sont les principales bénéficiaires de ce plan. Elles obtiennent un soutien de près d'un milliard d'euros. L'élevage sur ces surfaces contribue au maintien de l'activité et de l'emploi dans des zones qui n'ont souvent pas d'autre alternative.
L'élevage ovin et caprin bénéficieront également d'une autre série de mesures, ainsi que les zones fragiles de montagne. L'objectif est de « consolider l'économie agricole et l'emploi sur l'ensemble du territoire ».
Le gouvernement annonce aussi venir en aide au développement de la production de protéines végétales (qui permettait de limiter la dépendance des agriculteurs, souvent obligés d'importer de l'alimentation animale), ainsi qu'à celui de l'agriculture biologique. La recherche de performances énergétiques des entreprises agricoles, la gestion de l'eau et la biodiversité bénéficieront aussi d'une aide de l'Etat.
Enfin, 140 millions d'euros vont être consacrés à la mise en place d'un fonds pour couvrir les risques climatiques et sanitaires.
Cette mini-réforme doit permettre à l'agriculture française de s'adapter dans la perspective de la renégociation du budget de la PAC en 2013, une échéance particulièrement difficile pour les Français, qui en est la principale bénéficiaire.