En Asie, le gaspillage de l'eau doit immédiat cesser ! Selon la Banque asiatique de développement, les pénuries d'eau vont en effet s'aggraver dans ce pays. Il faut limiter ces pénuries sinon la crise de l'eau aura d'importants impacts sur "la production alimentaire et les investissements dans le secteur de l'énergie et par répercussion sur la croissance économique dans son ensemble.
Une consommation en eau extravagante
"La consommation en eau dans nos villes, par nos systèmes d'irrigation, nos systèmes de production et notre industrie en général est extravagante" a indiqué Arjun Thapan, un conseiller dans le domaine des infrastructures au sein de cette Banque.
Dans un rapport, la Banque attribue la dégradation de la qualité de l'eau en Asie au faible respect des lois et estime qu'entre 80 et 89 % des eaux non traitées en Asie du sud-est et en Asie du sud fuient et se mélangent à l'eau douce. "En bref, l'Asie assiste à une spoliation de ses ressources en eau douce avec des conséquences désastreuses pour l'équilibre écologique et la viabilité environnementale" indique la Banque asiatique de développement.
Des systèmes d'irrigation à la traîne
L'agriculture, via l'irrigation, utilise 80 % des ressources en eau de la région et l'amélioration dans l'efficacité des systèmes d'irrigation depuis 1990 reste toujours à la traîne, ajoute la Banque. La crise de l'eau va certainement s'aggraver en raison des dérèglements climatiques, l'industrialisation rapide, la pollution, la modification des habitudes alimentaires et la poussée des biocarburants, a souligné Arjun Thapan. Il estime à 40 % le déficit entre l'offre et la demande en eau en Asie d'ici à 2030 si la tendance actuelle se poursuit.
Les pays qui en souffrent le plus
La Chine, l'Inde, le Pakistan, le Vietnam, le Bangladesh, le Népal, l'Ouzbekistan et le Cambodge sont les pays asiatiques qui souffrent actuellement le plus des pénuries d'eau et de leurs conséquences en terme alimentaire, énergétique et environnemental, a indiqué la banque asiatique de développement.