La croissance urbaine souvent désordonnée et les infrastructures aujourd'hui obsolètes à Managua au Nicaragua ne permettent plus de fournir de l'eau potable 24 heures sur 24 à toute la population.
L'entreprise Empresa Nicaraguense de Acueductos et Alcantarillados a reconnu qu'elle n'avait pas la capacité de fournir de l'eau à l'ensemble des 1,5 million de la capitale.
Dans certains quartiers, les membres d'une même famille se relayent nuit et jour devant les robinets pour pourvoir remplir les récipients, pour pouvoir boire, préparer des repas, se doucher, faire des lessives et nettoyer les habitations.

"La moitié de l'eau ou plus se perd dans les canalisations" estime Giovani Gonzalez, du Réseau de défense du Consommateur. Les problèmes d'approvisionnement ne sont pas dus "au manque d'eau" mais aux problèmes d'entretien et de vétusté des installations, selon lui. L'entreprise a prévu d'investir 800.000 euros pour améliorer l'approvisionnement dans 44 quartiers et de construire 21 nouveaux puits.
Son directeur attribue les failles du système à "la croissance désordonnée" de la ville. Selon lui, 180 bidonvilles ont fait leur apparition ces dernières années et pompent de l'eau irrégulièrement, ce qui affaiblit le réseau.