Selon des données de l'Etude nationale nutrition santé (ENNS), publiées aujourd'hui dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), un environnement socio-économique et éducatif « défavorable » est associé à une plus faible consommation de fruits et légumes chez les enfants.
Les enfants mangent généralement trop peu de fruits et légumes. Seul un enfant sur cinq en consomme l'équivalent d'au moins cinq portions par jour (400 grammes), la quantité recommandée. Les fruits et légumes jouent en effet un rôle dans la prévention des maladies chroniques telles les maladies cardiovasculaires, l'obésité, le diabète ou certains cancers.
Les enfants et les fruits/légumes : les chiffres :
Les données publiées dans le BEH portent sur 1.627 enfants âgés de 3 à 17 ans inclus dans l'ENNS 2006-2007. Il résulte que :
58% d'entre eux consommaient moins de 280 grammes par jour de
fruits et
légumes (consommation faible).
21,8% en consommaient entre 280 g et 400 g/jour (consommation moyenne).
20,2% avaient une consommation supérieure ou égale à 400 g/jour.

Le « niveau social » joue sur l'alimentation :
« Nos résultats montrent que différentes caractéristiques du statut social et économique sont associées de manière indépendante aux apports en fruits et légumes chez les enfants », indiquent les chercheurs de l'Unité de surveillance et d'épidémiologie nutritionnelle de l'Institut de veille sanitaire.
Selon l'ENNS, les enfants appartenant à des foyers dans lesquels l'inquiétude à l'idée de manquer d'aliments était « souvent » ressentie, auraient une probabilité plus élevée (multipliée par 2,76) d'avoir une faible consommation de fruits et légumes.
Cette « insécurité alimentaire » concernerait 12% des enfants, selon l'ENNS.
Comparativement aux foyers dont les parents avaient un niveau scolaire supérieur au baccalauréat, les enfants issus d'un foyer de niveau « collège » seraient 2,79 fois plus à risque d'une faible consommation de fruits et légumes. La situation est à peu près copmparable, mais dans une moindre mesure, pour ceux issus d'un foyer de niveau « lycée ».
Enfin, les enfants appartenant à un foyer de profession indépendante (agriculteurs, artisans, commerçants, chefs d'entreprise) auraient aussi un risque d'une faible consommation de fruits et légumes plus élevé par rapport à celui des enfants de cadres et professions intermédiaires.