Si vous vous mettiez à la "consommation positive" à l'occasion de la 7ème édition de la semaine du Développement Durable qui se tient dans toute la France du 1er au 7 avril 2009 ?Vous ne le saviez peut-être pas encore mais ce mouvement concerne aujourd'hui plus de 30% des consommateurs des pays industrialisés mais aussi émergents. Selon Sharon Greene, directrice de l'agence de conseil Risc International, la consommation positive s'exerce en cinq dimensions :
écologie
éthique
social
bien-être
"Il ne veut plus être culpabilisé, ni floué par les grandes marques"
Le "consommateur positif" n'est pas dans la décroissance; il veut continuer d'acheter, mais se montre sélectif, réclame des entreprises du respect, des innovations pertinentes, pas des gadgets, et traque les incohérences du message, résume-t-elle. Il faut rappeler que ce qui est bon pour son portefeuille et pour l'environnement sied aussi à sa santé a-t-elle rappelé.
"C'est un consommateur qui pense pouvoir influer sur le cours des choses, entretenir des relations plus équitables et plus éthiques avec le reste du monde" insiste Matthieu Faullimel, directeur du département des Tendances futures chez Risc. "Il ne veut plus être culpabilisé, ni floué par les grandes marques". Selon Sharon Greene, il semblerait d'ailleurs que les grandes marques soient parfois en décalage.
On va chercher à mieux acheter, de façon plus raisonnée et plus responsable
La crise renforce la sélectivité et génère des arbitrages de plus en plus brutaux quand il faut définir ses priorités face à un pouvoir d'achat en baisse; on va chercher à "mieux acheter, de façon plus raisonnée et plus responsable: on attend et on met un peu plus cher dans une gamme supérieure pour privilégier la durabilité".
L'Espagne reste en tête des pays européens pour la qualité de l'alimentation
Au Royaume-Uni, les adeptes de la "bouffe saine" sont passés de 46% à 25% selon Risc. L'Espagne reste en tête des pays européens pour la qualité de l'alimentation.
"La crise intervient alors qu'il est déjà installé et les entreprises qui ne se sont pas interrogées jusqu'ici ont du souci à se faire. Il est temps pour elles de remettre le consommateur au coeur de la chaîne et non plus devant le fait accompli" conclut Matthieu Faullimel