Le député Vert Noël Mamère a demandé jeudi au ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo de "refuser toute levée de la clause de sauvegarde" sur le maïs génétiquement modifié Monsanto, après la publication d'un avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments jugeant qu'il est sans danger pour la santé humaine : "Cet avis arrive à point nommé pour le gouvernement français qui va se retrouver dans quelques jours devant la Commission européenne qui, fort de cet avis, pourra demander la levée de la clause de sauvegarde. Si le ministre Jean-Louis Borloo veut rester fidèle au Grenelle de l'environnement, il doit refuser toute levée de la clause de sauvegarde, malgré l'avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments , comme l'ont fait les Autrichiens".
L'avis de l'Afssa s'est appuyé sur les études faites par les semenciers eux-mêmes
Le député de Gironde réclame "une réforme" de toutes les agences françaises et européennes chargées d'émettre des avis sur des sujets aussi sensibles afin de leur donner "une plus grande indépendance et la possibilité d'expertises contradictoires". "L'avis de l'Afssa s'est appuyé sur les études faites par les semenciers eux-mêmes", ce qui crée "une confusion entre les contrôleurs et les contrôlés" a-t-il ajouté.
Sa culture suspendue en France en février dernier
Selon un avis publié par Le Figaro mercredi, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) estime que le maïs génétiquement modifié du semencier américain Monsanto, dont la culture a été suspendue en France en février dernier, ne présente pas de danger pour la santé humaine.