Les semenciers français regrettent la décision du gouvernement français de maintenir la suspension de la culture du maïs OGM Monsanto. La décision française relève "d'un choix politique qui va à l'encontre de l'expertise scientifique et du libre choix des agriculteurs" ont déclaré les semenciers.
Les semenciers plaident aussi pour un retour à la raison en faisant valoir que "les OGM autorisés à la culture ou à la commercialisation en Europe ont été évalués et jugés sans risque pour la santé ou l'environnement par les autorités sanitaires française ou européenne.
Il n'y a aucune raison scientifiquement fondée de les interdire
"Il n'y a aucune raison scientifiquement fondée de les interdire" selon Philippe Gracien, porte parole des professionnels des semences et de la protection des plantes. Le document est signé du Groupement national interprofessionnel des semences et des plants, de l'Association de l'industrie des semences oléagineuses, de la Chambre syndicale des entreprises françaises des semences de maïs et de l'Union des industries de la protection des plantes.
La culture a été suspendue en France l'an dernier
Selon un avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, le maïs OGM du semencier américain Monsanto, dont la culture a été suspendue en France l'an dernier, ne présente pas de danger pour la santé humaine. A défaut de certitude, la France a invoqué "le principe de précaution" pour justifier l'interdiction début février 2008 de la culture de cette semence transgénique et déclenché auprès de l'Union européenne la clause de sauvegarde.