Si nous voulons combattre le changement climatique, il faut renoncer au consumérisme pour favoriser des valeurs compatibles avec le développement durable de la planète. Les dépenses de consommation dans les pays industrialisés comptent pour 70 % du produit intérieur brut. "Pour maintenir une économie durable, les sociétés humaines doivent modifier leurs valeurs culturelles afin que la pérennité de la croissance économique devienne la norme et qu'une consommation excessive soit tabou" fait remarquer Erik Assadourian, de l'institut Worldwatch Institute.
Le saviez-vous ?
La définition du consumérisme selon « Le Petit Robert » : Protection des droits et intérêts du consommateur par l'intermédiaire d'associations, d'actions collectives.
Selon le rapport du Worldwatch Institute sur "l'état du monde en 2010", la population mondiale a consommé pour 30.500 milliards de dollars de biens et services en 2006, une augmentation de 28 % sur dix ans. Ce fort accroissement de la consommation a entraîné une explosion de l'extraction de matières premières et de la consommation d'énergie, équivalente en masse à 112 "Empire State Building" par jour.
Les plus riches responsables de 50 % des émissions de CO2
Si tous les habitants de la planète consommaient comme l'Américain moyen, à savoir 88 kilos de marchandises et d'équivalent en énergie quotidiennement, la planète ne pourrait satisfaire les besoins que de 1,4 milliard de personnes, souligne le rapport.
Selon l'institut, les 500 millions de personnes les plus riches dans le monde sont responsables de 50 % des émissions de dioxyde de carbone (CO2) contre 6 % pour les trois milliards les plus pauvres. Il faut contenir les émissions de gaz à effet de serre sinon la température sur la planète risque d'augmenter de 4,5°C d'ici 2100 par rapport au niveau de l'ère pré industrielle.
Pouvons-nous faire quelque chose ?
Selon l'institut, les prévisions sont assez pessimistes. Lisez plutôt... Si tous les pays respectaient leurs objectifs les plus ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, le thermomètre grimperait encore de 3,5°C d'ici à la fin du siècle.
Pour produire suffisamment d'énergie propre au cours des 25 prochaines années, pour remplacer ce qui provient des hydrocarbures et du charbon, le monde devrait fabriquer 200 mètres carrés de panneaux solaires photovoltaïques chaque seconde et 24 turbines d'éolienne de trois mégawatts toutes les heures sans interruption pendant cette période, selon le rapport. Christopher Flavin, président du Worldwatch Institute, a conclu : "En fin de compte, l'instinct humain de survie doit l'emporter sur l'envie de consommer à n'importe quel prix".