A partir du 1er juillet 2010, l'augmentation des tarifs du gaz naturel pour les... particuliers sera comprise entre 2 % et 4,7 %, vient d'annoncer la Commission de régulation de l'énergie (CRE).
Les tarifs vont augmenter de 0,228 centime d'euro par kilowattheure (kWh).
L'autorité de régulation a donné son aval à une demande soumise par le groupe GDF Suez.
La hausse des prix ne sera pas de même ampleur selon le type d'usage des abonnés au gaz
Les foyers, qui utilisent le gaz que pour faire la cuisine, verront leur facture augmenter de 2 euros l'année. Cette augmentation concerne 1,4 million de foyers.
Pour les familles, qui s'en servent aussi pour leur eau chaude (1,2 million de clients), la hausse sera de 8 euros par an. Pour les 6,3 millions de consommateurs qui font leur cuisine, ont leur eau chaude et se chauffent au gaz la facture va gonfler de 45 euros l'année.
Enfin, la hausse des tarifs sera comprise entre 5,5 % et 7,4 % pour les industriels et les chaufferies de résidences collectives.
Près de 90 % des 10,8 millions de foyers raccordés au gaz naturel sont soumis aux tarifs réglementés, qui sont proposés essentiellement par GDF Suez.
Depuis cette année, ces tarifs ne sont plus fixés par les ministres de l'Economie et de l'Energie mais par GDF Suez qui décide des éventuels changements de prix, sous le contrôle de la Commission de régulation de l'énergie.
Les prix du gaz avaient déjà augmenté de 9,7 % le 1er avril, soit une hausse des factures annuelles allant de 12 à 85 euros pour les ménages. Les prix du gaz auront donc augmenté de 15% environ depuis le début de l'année 2010.
Encore une hausse des tarifs... mais pourquoi ?
Cette hausse s'explique par la remontée des cours du pétrole (sur lesquels sont indexés les prix du gaz) au cours du 1er semestre. En outre, la baisse de l'euro renchérit mécaniquement le prix des hydrocarbures importés en France, vendus en dollars.
Christine Lagarde demande "une pause" dans les tarifs du gaz
Concernant cette nouvelle hausse des tarifs du gaz, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a déclaré vendredi : "Je souhaite que la Commission de régulation de l'énergie fasse un audit de cette formule parce que je suis assez surprise de la rapidité d'exécution et j'aimerais bien qu'à la suite de cet audit, on détermine si la formule est bonne ». "D'ici là, je souhaite que les tarifs restent inchangés, c'est à dire que jusqu'au 1er janvier, on fasse une pause complète dans l'examen de toute mesure supplémentaire tant que les résultats de l'audit ne sont pas fournis" a ajouté la ministre de l'Economie.