Les principaux producteurs de pêches et nectarines de France ont décidé de se regrouper pour mieux mettre en valeur leur production face à la concurrence étrangère, et séduire ainsi le consommateur français.
Ils ont présenté mardi, lors d'une conférence de presse, leur association d'organisations de producteurs (AOP), reconnue depuis février dernier par les pouvoirs publics.
Association d'Organisations de Producteurs ?
Cette AOP représente une production de 150.000 tonnes, soit 80% de la production « organisée » (répertoriée, ndlr), pour un chiffre d'affaires de 140 millions d'euros, explique son président, Pierre Giovanelli, arboriculteur dans les Pyrénées Orientales.
Basée à Nîmes, l'association regroupe une vingtaine d'arboriculteurs ainsi que leurs entreprises chargées d'expédier la production, originaires des quatre principales régions que sont la Vallée du Rhône, la Crau, les Costières du Gard et le Roussillon.

Quel est le but de l'association d'organisations de producteurs ?
Premier objectif : l'AOP veut organiser la filière pour mieux répondre à la concurrence étrangère (essentiellement espagnole), explique M. Giovanelli.
Les importations françaises en provenance de l'Espagne s'élèveraint à 123.000 tonnes, alors que la consommation française est de 350.000 tonnes.
Deuxième objectif : peser plus lourd dans les négociations avec la grande distribution, principal débouché pour les fruits et légumes, ajoute M. Giovanelli.
Moins chères, les importations espagnoles envahissent les étals dès la mi-mai. En juin, quand arrive les produits français, plus chers, la grande distribution rechigne à leur donner la priorité, affirme François Bes, porte-parole de l'AOP.
Une campagne de communication sur le thème "Pêche d'ici", à destination des consommateurs, sera organisée entre juin et septembre afin de couvrir toute la période de production.