Parmi 28 produits cosmétiques estampillés "bio", analysés par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) et l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), deux tiers d'entre eux contennaient des « traces » de conservateurs, alors que leurs étiquettes affirmaient le contraire.
C'est le résultat de l'enquête mené par les deux organismes. Alors, aurait-on voulu tromper le consommateur ? Pour l'Afssaps et la DGCCRF, il est impossible de conclure à une « pratique trompeuse délibérée », les « traces » étant « 20 à 60 fois » inférieures aux limites autorisées par la réglementation.
Détails de l'analyse
Sur ces 28 produits, 12 annonçaient « une composition sans conservateurs » et 16 une composition « sans parabens et/ou sans phénoxyéthanol ». Les fabricants n'utilisant ni parabens ni phénoxyéthanol peuvent toutefois utiliser comme conservateurs du sel d'acide benzoïque ou sorbique, de l'alcool benzoïque et de l'acide déhydroacétique.
Selon les conclusions de l'étude, 19 produits sur les 28 étudiés contenaient des « traces » de conservateurs, alors que leurs étiquettes les présentaient comme en étant dépourvus.