Les produits du terroir, c'est bon pour la santé et pour la planète ! Si vous ne le saviez pas encore, il faut consommer des produits de saison et du pays. Les produits de saison respectent leurs rythmes naturels de croissance, ils sont plus frais et les produits dits locaux sont bénis par l'environnement. Ils n'ont pas besoin de transport et donc ils ne polluent pas. Il faut se faire une raison, les fraises ne se dégustent pas durant la période des fêtes de fin d'année. Quant aux asperges, elles ne poussent pas en septembre... Tous les fruits et tous les légumes ont un cycle qu'il faut bien sûr respecter pour qu'ils gardent leur saveur et leurs nombreux bienfaits (vitamines...) pour notre organisme. Ils ne sont pas plus chers et en plus ils ont beaucoup plus de goût....Vous hésitiez encore
Les produits, qui ne sont pas de saison, proviennent souvent de contrées lointaines ou de productions délocalisées. Pour les acheminer sur nos marchés, il faut utiliser les transports (avion et/ou camion) qui consomment beaucoup de pétrole et émettent des émissions de gaz à effet de serre, responsables selon certains spécialistes du réchauffement climatique. Il faut aussi penser au récyclage : que faire ensuite de ce surcroît d'emballage venu d'ailleurs ? En plus, ces produits peuvent aussi avoir des conséquences sanitaires assez graves. La culture, souvent intensive, nécessite souvent l'utilisation des engrais pour favoriser leur croissance et des conservateurs pour faciliter leur transport. Et les engrais, les pesticides... ne sont pas recommandés pour la planète... Il y a enfin des conséquences sociales : concurrence entre les producteurs de la planète et perte d'argent pour l'économie locale.

Attention, la culture sous serre, trop dispendieuse en énergie, produit aussi des aliments hors saison. Ces aliments ont également besoin d'intrants agricoles comme des engrais et des produits phytosanitaires...
Ils sont souvent insipides et coûtent généralement plus chers que les produits cultivés en terre. En un mot, les produits locaux et de saison permettent de réduire l'impact environnemental de la consommation.
Une question est sur les lèvres... la période estivale est-elle plus propice aux arnaques ? La réponse est malheureusement positive : OUI ! Les fruits et les légumes soi-disant de saison et du pays, les volailles "à la ferme" ou encore les fromages "du terroir" sont alléchants, appétissants et abondants. Les estivants, qui profitent de leurs vacances pour se refaire une santé, veulent à tout prix goûter aux produits du terroir et tombent souvent dans les pièges tendus par des producteurs et/ou des agriculteurs peu scrupuleux. C'est là qu'intervient la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et les services vétérinaires (DGCCRF) qui traquent régulièrement des arnaques qui se cachent derrière des appellations. La mission de la DGCCRF est la suivante : sécurité du consommateur, protection et régulation concurrentielle des marchés.

Le directeur de la communication de la DGCCRF, Gérard Péruilhé, a révélé : "Il y a une augmentation des tromperies sur la provenance et l'origine des produits fermiers. C'est l'un des principaux points noirs. On ne peut pas vendre un produit présenté comme local en Provence, s'il est est par exemple élaboré à partir de charcuterie achetée à Rungis..."
Il y a des faux labels pour tous les produits et les produits dits locaux et de saison proviennent parfois du supermarché.
Certaines viandes rouges, charcuteries et volailles "fermières" sont souvent issues de l'élevage industriel. Des imprécisions en matière d'étiquetage, qui peuvent semer le trouble chez les consommateurs, ont été également relevées. Des fromages soi-disant au lait cru, possédant une appellation d'origine contrôlée (AOC), avaient été fabriqués dans une industrie laitière et traités par thermisation. Les fruits et les légumes, souvent présentés comme issus d'exploitations locales et vendus sur les marchés, viennent parfois de pays lointains, sont achetés chez les grossistes ou sortent des réfrigérateurs des grandes surfaces. Il y a aussi les fermes-auberges. Si vous voulez tester ce concept en amoureux, en famille ou entre amis, vous êtes invités à vous y rendre. Attention cependant ! Dans certaines de ces fermes-auberges, vous êtes conviés à déguster des produits locaux et authentiques, qui sont en réalité des denrées venues d'ailleurs.
Le ciel est bleu, le soleil est radieux, vous êtes en vadrouille... Sur le bord de la route, vous vous arrêtés devant des étals colorés et odorants sur lesquels des producteurs ou des agriculteurs vous proposent des fruits, des légumes ou d'autres produits locaux. Ces produits sont censés être frais, bio ou encore de la ferme. Arnaque or not arnaque ? Vous devez savoir certaines choses pour ne pas tomber dans le piège.
Les produits comme les fruits, le laitage, les viandes...doivent venir de l'exploitation ou des fermes voisines et il faut que l'exploitant ait subi un contrôle. Des producteurs indiquent parfois l'adresse et la photo de leur ferme sur les étals. Et c'est plutôt rassurant. Les fromages fermiers doivent être fabriqués selon les techniques traditionnelles par un producteur agricole ne traitant que les laits de sa propre exploitation, sur le lieu même de celle-ci. Enfin, il existe un certain nombre de labels, qui correspondent à des cahiers des charges précis. Le label rouge est le label phare. Le label AOC se rapproche plus de l'appellation "fermière". Il valide un enracinement géographique avec un impératif de production locale comme les poulets de Bresse. Les marchés provenciaux et les stands sur le bord de route de vos vacances ne sont pas un gage d'authenticité et si vous le pouvez, il faut se renseigner sur la traçabilité du produit.