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25 septembre 2010 -
08h48 :
Quel pays est le 1er consommateur de poisson du monde
[ CONSO - POISSONS ]

Les plus grands consommateurs de poissons... au monde sont les Chinois ! Et oui ils ont fini par détrôner le Japon, qui avait jusqu'à présent occupé la première place parce que la Chine consomme moins de poissons chers comme le thon ou le saumon, ont observé les chercheurs.

Pourquoi la Chine se retrouve en tête ?

En comptabilisant aujourd'hui les ressources totales de la chaîne alimentaire nécessaires pour que les poissons terminent dans les assiettes, la Chine se retrouve en tête du classement. "Si le consommateur chinois moyen mange des poissons plus petits qu'un Japonais, l'importante population de la Chine représente le prélèvement de 694 millions de tonnes de production primaire" contre 582 millions de tonnes pour le Japon, a indiqué la revue National Geographic.

Découvrez le tiercé "gagnant"

Pour arriver à ce constat, les scientifiques canadiens et américains ont traduit la consommation des aliments provenant de la pêche en ressources primaires - les algues - nécessaires pour les produire et ont découvert que la Chine était en tête devant le Japon et les Etats-Unis. Ils ont également mis en garde contre les risques d'instabilité menaçant la pêche dans le monde et souligné que ses produits étaient consommés surtout dans les pays riches.

des harengsLes chercheurs ont développé un outil de mesure baptisé "SeafoodPrint" ou "empreinte halieutique". En clair, il s'agit de l'impact d'une activité sur l'environnement ou la surface du terrain nécessaire pour subvenir aux besoins vitaux d'une personne.

Des explications...

"L'empreinte halieutique" rapproche chaque espèce de poisson du volume d'algues nécessaire pour assurer leur croissance, a indiqué un des auteurs de l'étude, Wilf Swartz.
"En traduisant toutes les données en algues nous pouvons mesurer la production des océans consommée par l'homme" a-t-il expliqué. "Ainsi, un kilo de hareng égale 100 kg d'algues, mais un kilo de thon en représente 1.000" a précisé le chercheur.

Cet outil permet aussi de mesurer l'impact total de la pêche sur les océans et pourrait encourager les consommateurs à choisir plus souvent les espèces dont l'impact est moins important. "Il serait souhaitable que nous réduisions la demande de poissons tels que le saumon au profit d'espèces ayant moins d'impact, par exemple le maquereau" a dit M. Swartz.


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