Logo du site ushuaia, la terre et nous
07 mai 2009 -
10h19 :
UE-USA: fin du conflit sur le boeuf aux hormones
[ CONSO - BOEUF AUX HORMONES ]

Après plus de vingt ans de bataille, l'UE et les Etats-Unis ont réussi à trouver « une issue pragmatique dans le conflit de longue date sur le bœuf américain », explique un communiqué de Ron Kirk, représentant américain au Commerce extérieur (USTR), et Catherine Ashton, commissaire européenne au Commerce.


RoquefortLe roquefort français ne sera pas surtaxé à 300%
 
L'accord prévoit que les Etats-Unis renoncent à de nouvelles sanctions, qu'ils envisageaient depuis janvier, et qui auraient dû être appliquées le 09 mai, en représailles à la poursuite de l'interdiction de commercialisation de leur bœuf aux hormones sur le territoire européen.
 
La plus spectaculaire de ces mesures était le triplement des taxes douanières contre le roquefort français, déjà visé depuis 1999 par des droits de douane élevés, de 100%.
 
Les Etats-Unis prévoyaient de faire passer cette taxe à 300%, ce qui a déclenché une vague de protestation en France, car cela aurait entraîné des prix astronomiques dans l'assiette du consommateur américain.
 
D'autres produits agroalimentaires étaient également visés: des eaux minérales italiennes, des viandes, des fruits et légumes, des champignons, des céréales, des chewing-gums, du chocolat, des châtaignes, des jus de fruits et des graisses.

 
Plus de bœuf américain en Europe, mais sans hormones
 
En échange de l'abandon de ces sanctions, les Etats-Unis obtiennent d'importants quotas supplémentaires d'exportation, vers l'UE, de viande de bœuf de qualité, produite à partir d'animaux non traités avec des hormones de croissance.
 
Un quota d'importation de 20.000 tonnes supplémentaires de ce bœuf leur sera accordé lors des trois premières années. A partir de la quatrième année, ce quota sera de... 45.000 tonnes. Ce qui revient à quadrupler le quota actuel (11.500 tonnes).
 
L'accord prévoit ensuite, qu'avant la fin de quatrième année, l'UE et les Etats-Unis devront se mettre d'accord sur les conditions appliquées au-delà de cette période.

 Michel Barnier
Réaction de Michel Barnier
 
Michel Barnier, ministre de l'Agriculture, déclare rester « attentif aux conditions de mise en œuvre » de cet accord préliminaire.
  
« L'accord que nous avons obtenu préserve le modèle et la sécurité alimentaire européenne, qui ne sont pas négociables », précise M. Barnier, cité dans un communiqué du ministère de l'Agriculture.
  
Pour Michel Barnier, l'important est que cet accord ne doit pas conduire, à l'avenir, « à payer de concessions économiques le maintien en Europe du haut niveau d'exigences (...) en matière de normes de sécurité sanitaire ».

 USA
Réactions aux USA
 
Des sénateurs américains se sont dits peu satisfaits de cet accord.
 
Chuck Grassley, sénateur républicain de l'Iowa, estime que « l'Union européenne devrait rouvrir son marché à tout le bœuf américain, qui est complètement sain ».
 
Quant à Kit Bond, sénateur républicain du Missouri, il appelle les partenaires commerciaux des Etats-Unis à « baser leurs décisions sur la science plutôt que sur l'émotion ».
 
 
 
 
 
 
 


Ajouter un commentaire
Ajouter un commentaire :
Votre nom :
Votre ville :
Votre e-mail :
Votre réaction :
Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art. 34 de la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978). Pour l'exercer, contactez , 305 avenue le jour se lève, 92656 Boulogne.
logAudience