16 fûts contenant chacun 25 kilos de pentaoxyde de divanadium ont été repêchés dans un canal à Calais (Pas-de-Calais). Certains de ces fûts étaient percés et ont laissé échapper une partie de leur contenu toxique, qui s'est agrégé au contact de l'eau avant de couler. Ce contenu devait être "aspiré" par une société spécialisée. En attendant, les pompiers de l'unité de gestion des risques technologiques du Pas-de-Calais ont mis en place des barrages filtrants, déployé un périmètre de sécurité et vont aussi s'attacher à protéger l'environnement.
"Un acte volontaire""
Ce n'est pas un accident, c'est un acte volontaire" affirme à l'AFP le lieutenant-colonel Michel Debove, du Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (CODIS) du Pas-de-Calais.
Les fûts ont été abandonnés sur les berges du canal de Marck, près de la zone portuaire de Calais puis ont été précipités dans le canal par le vent ou la pluie selon les premiers éléments de l'enquête, qui a été confiée à la police de Calais.
Ce produit toxique ne doit pas être inhaléLe pentaoxyde de divanadium est un produit
toxique qui est notamment utilisé dans la fabrication de plastiques et de peintures. Ce produit, qui se présente sous forme de poudre, ne doit pas être inhalé car il peut provoquer une sensation de brûlure, de la toux, voire un essoufflement.
Son ingestion provoque des douleurs abdominales et des diarrhées. Les symptômes peuvent aller jusqu'à la perte de conscience et dans les cas les plus sévères conduire au décès.