Plusieurs organisations agricoles et de défense de l'environnement ont dénoncé la baisse des aides à l'agriculture biologique.
Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a récemment déclaré que la réduction du crédit d'impôt en faveur de l'agriculture biologique, prévue dans le budget 2011, était "une ineptie".
"Les économies qui seront réalisées à cette occasion, quelques millions d'euros gagnés, apparaissent dérisoires face aux enjeux pour l'environnement et la santé" selon WWF.
La loi de finances votée à la mi-décembre prévoit une réduction de moitié (de 4.000 à 2.000 euros) du crédit d'impôt dont pouvaient bénéficier les agriculteurs, convertis au bio. Cette mesure visait surtout à aider les petites exploitations. Autant dire que les critiques se sont multipliées contre cette baisse puisque la France, avec 2,6 % des terres agricoles consacrées à la production biologique, éprouve des difficultés à atteindre les objectifs du Grenelle (6 % des terres bio en 2012 et 20 % en 2020).
Les objectifs fixés lors du Grenelle de l'environnement difficiles à tenir
La Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB) a exprimé son "mécontentement" et sa "déception". La FNAB souhaite que les cotisations payées par les agriculteurs « bio » reviennent désormais à leur secteur. "Aujourd'hui les cotisations versées par les agriculteurs, y compris par ceux qui font du bio, financent l'agriculture traditionnelle. Il faut que cela cesse" a déclaré Dominique Marion, président de la FNAB. La Confédération paysanne a dénoncé les "économies de bout de chandelle" du gouvernement. La France compte 20.000 agriculteurs « bio ». Leur nombre augmente d'environ 30 % chaque année mais l'Hexagone figure loin derrière d'autres pays européens dans le classement de l'agriculture bio.