Vous ne le saviez peut-être pas mais l'un des fleurons de l'économie du Kenya est le marché des fleurs coupées. Seulement voilà, la crise financière mondiale et les conditions météorologiques défavorables sont passées par là mettant à mal les revenus concernant l'exportation des fleurs coupées depuis le début 2009.
Un premier trimestre très mauvais !
Si l'on en croit l'Association des exportateurs de produits frais du Kenya, les revenus ont baissé de...35 %. La demande européenne de fleurs venant de ce pays d'Afrique de l'est, est aussi en baisse. Très inquiétant quand on sait que plus de 80% des exportations de fleurs coupées kényanes sont destinées à l'Union européenne.
Les recettes du secteur, qui avaient atteint 137,5 millions d'euros au premier trimestre 2008, ont chuté à 93,69 millions d'euros à la même période en 2009.
1.200 emplois supprimés cette année
Le Kenya est l'un des plus gros fournisseurs de roses coupées au monde et les exportations horticoles sont le troisième pourvoyeur de devises du pays, après le tourisme et le thé. L'industrie horticole a déjà supprimé environ 1.200 emplois cette année.
Ce secteur est aussi touché par les variations de change. Il faut savoir que les exportateurs kényans sont payés en euros et en livres sterling, mais ils doivent payer en dollars le fret et les autres frais. Or l'euro et la livre ont perdu du terrain face au dollar au premier trimestre.
Quand la sécheresse s'en mêle !
Il y a la crise financière mondiale mais aussi le réchauffement climatique qui fait peser une grave menace sur le marché des fleurs coupées. Ces dernières saisons, le Kenya a dû faire face à des périodes de sécheresses récurrentes. En 2008, certains horticulteurs n'ont pas pu planter de fleurs à cause de restrictions en eau drastiques consécutives à la sécheresse.