Le procureur du tribunal de Brest a aujourd'hui requis une amende de 300.000 euros à l'encontre de l'armateur et du capitaine du cargo Valentia (pavillon libérien), pour pollution volontair,e en novembre dernier au large des côtes bordelaises.
Dénonçant "un bricolage absolu" à bord du Valentia, propriété de l'armement grec Abou Merhi Ship Management, la procureur Isabelle Johanny a fustigé le comportement de marins "pas dignes de la marine marchande" à bord d'un "navire de voyous" affrété par un "armateur voyou", lors d'une audience au tribunal correctionnel à Brest.
Le jugement a été mis en délibéré au 1er juillet.

Rappel des faits :
Le Valentia avait été détourné en novembre vers le port de Brest, après avoir été repéré par un avion des douanes. Dans son sillage : une trace d'hydrocarbure de 18 kilomètres sur 50 mètres de large à 280 kilomètres à l'ouest des côtes bordelaises.
Le navire avait été autorisé à reprendre la mer après le versement de 300.000 euros de caution, fixée par le parquet de Brest.
Si, en règle générale, les réquisitions au moment du procès correspondent au montant de la caution, la loi autorise désormais des amendes allant jusqu'à 15 millions d'euros pour ce type d'infraction.