Le Premier ministre François Fillon a annoncé lors de son déplacement, jeudi 20 août, dans les Côtes-d'Armor, que la taxe carbone sera "mise en oeuvre".
"Je rappelle que la taxe carbone, qui est en réalité un moyen de lutter contre les émissions de carbone qui participent au réchauffement de la planète, est un engagement qui a été pris par l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle de 2007 et donc naturellement nous mettrons en oeuvre cette politique", a déclaré le chef du gouvernement.
"Nous avons ouvert une très large concertation. Il est normal que je continue avec Jean-Louis Borloo les consultations qui vont permettre la mise en oeuvre de ce dispositif", a ajouté M. Fillon. "Nous ferons savoir dans les prochaines semaines les propositions qui seront soumises au Parlement", a-t-il conclu.
Une base de 32 euros la tonne de CO2
L'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, qui a présidé un groupe d'experts sur la question, a remis fin juillet ses conclusions au gouvernement.
La taxe carbone dont le principe a été arrêté par le Grenelle de l'environnement, devrait concerner les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) sur la base de 32 euros la tonne de CO2 puis jusqu'à 100 euros en 2030. Pour les ménages, elle portera sur le carburant et les modes de chauffage.
En contrepartie, les classes moyennes et populaires pourraient bénéficier
d'un "chèque vert" qui a été évoqué par le ministre de l'Ecologie Jean-Louis
Borloo ou d'une baisse des prélèvements obligatoires.
La taxe carbone vise à encourager la réduction de consommation des énergies
fortement émettrices de gaz à effet de serre responsables du réchauffement
climatique. La France s'est engagée à diviser ses émissions par quatre d'ici
2050 par rapport à 1990.
Les syndicats et les associations de défense des consommateurs, sans être
hostiles au principe, s'inquiètent d'un alourdissement possible de la fiscalité
pour les ménages comme pour les entreprises et insistent sur d'indispensables
compensations.