Environ 70 éleveurs manifestent aujourd'hui dans les rues de Manosque (Provence-Alpes-Côte d'Azur), avec, derrière eux, un troupeau de près de 150 moutons.
Les éleveurs montrent aussi leur opposition à la vaccination systématique contre la fièvre catarrhale ovine (FCO), expliquent les organisateurs.
La vaccination contre la fièvre catarrhale : un handicap économique
« On veut pouvoir choisir ce que l'on préfère comme méthode de soins et on ne veut pas être obligé de vacciner contre la fièvre catarrhale », explique Antoine De Ruffray, éleveur près de Forcalquier et membre du collectif.
« Cette vaccination obligatoire est un handicap économique pour les éleveurs et en plus on pense que l'on peut très bien soigner les bêtes sans forcément cette systématisation », précise t'il.
Si la fièvre catarrhale n'affecte que les ruminants (bovins, ovins, caprins), elle retarde leur commercialisation, en empêchant l'exportation des bêtes jusqu'à... 3 mois après leur vaccination.

Une fièvre qui ne touche que les animaux
« La fièvre catarrhale ovine n'a pas de conséquences pour l'alimentation, pas de transmissibilité à l'homme mais c'est une maladie grave" (dont il existe 25 sérotypes) notamment parce qu'elle "perturbe les élevages (baisse de production et de fertilité, NDLR) et les échanges commerciaux », explique le ministère de l'Agriculture en décembre dernier.
Le ministère a répertorié près de 34.000 foyers de fièvre catarrhale en 2008, contre 15.250 en 2007.