Désormais, les consommateurs français sont fixés. Le ministre de l'Industrie et de l'Energie Eric Besson vient d'annoncer une hausse des prix du gaz qui "sera en principe de 5%" à partir du 1er avril.
Toujours, selon les déclarations d'Eric besson : "GDF Suez s'apprête a soumettre à la CRE (Commission de régulation de l'énergie) une demande d'augmentation du prix du gaz à effet du 1er avril.
Pour le ministre de l'Industrie et de l'Energie, "cette hausse de 5% ne génère aucune marge supplémentaire pour le fournisseur: elle permet seulement de couvrir la hausse des coûts d'approvisionnement de notre pays en gaz".
"Ce chiffre correspond à un calcul automatique, en cours de finalisation, sur la base d'une formule qui a été auditée par la CRE et qui reflète le coût réel d'approvisionnement de GDF Suez", a expliqué M. Besson. Pour le ministre, "la hausse de tarif annoncée aurait été sensiblement supérieure (de l'ordre de 1,7 point) si GDF n'avait pas renégocié en partie ses contrats" d'approvisionnement. La hausse du prix réglementé du gaz devrait s'élever à 20% sur un an.

Une
hausse des prix du
gaz, "en principe de 5%", à partir du 1er avril
Réaction
De son coté, l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir réagit vivement. Selon l'association, "cette augmentation est inacceptable d'un point de vue économique" car, rappelle-t-elle, le cours du gaz sur les marchés de gros, sur lesquels s'approvisionne GDF Suez, a fortement baissé ces dernières années. En outre, "GDF Suez a renégocié ses contrats d'approvisionnement pour qu'ils ne soient plus entièrement indexés sur les produits pétroliers", ajoute l'UFC.