La 23ème Journée mondiale du refus de la misère a lieu tous les 17 octobre ! En 2009, elle s'inscrit autour du 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant qui a pour objectif de reconnaître et de protéger les droits des enfants sur la planète bleue. Rappelons que la misère est une violation des droits de l'enfant et donc de la famille.
Le but de cette 23ème journée !
Permettre aux enfants et à leurs familles de réfléchir sur la pauvreté et trouver des moyens pour la combattre. Des manifestations auront lieu partout dans le monde.
En France, des jeux, des pique-niques citoyens, des débats ou encore des expositions seront proposés.
Qui est à l'initiative de cette Journée mondiale du refus de la misère ?
Le père Jospeh Wresinski, fondateur du Mouvement ATD Quart Monde ! Quand ? Le 17 octobre 1987. Ce jour là sur le Parvis des Droits de l'Homme à Paris, des personnes de tous milieux s'étaient rassemblées pour rendre hommage aux victimes de la faim, de la violence et de l'ignorance, pour dire leur refus de la misère mais aussi pour appeler l'humanité à s'unir pour faire respecter les Droits de l'Homme. Cette journée est officiellement reconnue par les Nations unies depuis 1992.
Pourquoi un rendez-vous sur le Parvis des Droits de l'Homme à Paris ?
La déclaration universelle des Droits de l'Homme a été signée en 1948 sur le Parvis des Libertés et des Droits de l'Homme.
Quel est le message proclamé tous les 17 octobre ?
"Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré" a déclaré Joseph Wresinski. Car cette manifestation universelle a été instaurée pour faire entendre la voix des plus démunis. Au 21ème siècle, la faim dans le monde affecte 1,2 milliard de personnes.
Quelles sont les premières victimes de la pauvreté ?
"Force est de constater qu'aujourd'hui, la misère est toujours une violation des droits de l'enfant" déplore ATD-Quart Monde. Avec 17,9 % de moins de 18 ans vivant sous le seuil de pauvreté (910 euros) en 2007, les enfants et adolescents sont plus touchés par la misère que le reste de la population (13,4 %). Ainsi, 30 % des personnes vivant dans la misère sont des enfants, souligne ATD.
Les enfants vont en payer les conséquences toute leur vie
"Pour les enfants, la pauvreté n'est pas seulement une absence de ressources immédiates, elle compromet bien souvent les chances d'une insertion sociale et professionnelle réussie à l'âge adulte" explique l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale. Les enfants payent notamment les "dégâts de l'errance" de leurs parents, qui ne trouvent pas de logement et sont obligés de passer d'hébergement provisoire en hôtel social, note le délégué général d'ATD Bruno Tardieu.
Un cercle vicieux !
ATD souligne aussi que "massivement les enfants qui échouent à l'école viennent des milieux populaires et de la grande pauvreté", ce qui engendre un cercle vicieux car "sans formation, ils courent le risque de vivre à leur tour la précarité"."Une des raisons majeures de l'échec à l'école est la stigmatisation et les propos discriminatoires que subissent les enfants des milieux les plus démunis", estime ATD.