En Afrique, les infrastructures sont particulièrement médiocres et coûteuses selon la Banque mondiale, qui a récemment affirmé que "l'état déplorable des infrastructures dans l'Afrique subsaharienne (...) freine la croissance économique des pays et limite la productivité des entreprises (...)".
L'étude porte sur les infrastructures d'électricité, d'eau, routières, de communications et de technologies de l'information dans 24 pays, dont 11 francophones.
Les services pourtant plus chers
En dépit de la médiocrité des infrastructures, les Africains paient dans certains pays deux fois plus pour les services de base que les habitants d'autres régions du monde" a expliqué la Banque mondiale. "Que ce soit pour l'énergie, l'eau, le transport routier, la téléphonie mobile ou les services internet, les tarifs africains sont plusieurs fois supérieurs à ceux pratiqués dans les autres parties du monde en développement" a déploré la Banque mondiale. 20 % des ménages africains ont accès à l'électricité, 12 % à un réseau d'eau collectif et 6 % à des toilettes reliés à un réseau d'eau public.
Des milliards pour améliorer les infrastructures
L'organisation estime que 93 milliards de dollars par an seront nécessaires sur les dix prochaines années pour parvenir à "la satisfaction des besoins d'infrastructure africains".
L'énergie de loin le plus gros défi infrastructurel de l'Afrique
"Une trentaine de pays sont ainsi régulièrement confrontés à des pénuries d'électricité et beaucoup payent un prix élevé pour une alimentation électrique de secours" a avancé la Banque