Après la Chine, qui ne veut pas que ses émissions de CO2 liées à ses exportations soient prises en compte dans les prochaines négociations sur le climat, c'est au tour de l'Inde de protester contre d'éventuelles sanctions financières contre les pays en développement qui émettraient trop de gaz à effet de serre.

L'idée d'un « protectionnisme vert » déplait à l'Inde
Le principal négociateur indien pour le changement climatique, Shyam Saran, a mis en garde, mardi, les pays développés contre la tentation d'un « protectionnisme vert » qui frapperait les importations de pays qui n'agissent pas assez contre les émissions de gaz à effet de serre.
M. Saran réagit ainsi aux propos du secrétaire américain à l'Energie, Steven Chu, qui a récemment évoqué l'idée d'une taxe sur les importations de pays qui n'imposent pas de baisse des émissions de gaz carbonique.
M. Saran estime que le développement des pays pauvres devrait être au cœur des efforts de la communauté internationale contre le changement climatique.

Refus d'objectifs chiffrés de réduction des émissions de CO2
L'Inde, comme la Chine, refuse un traité international qui lui imposerait des objectifs chiffrés de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre.
New Delhi a seulement promis de faire en sorte que ses émissions de CO2 calculées par habitant ne dépassent pas celles des pays riches.