La "taxe carbone", qui consiste à taxer à l'intérieur d'un pays la consommation d'énergies polluantes pour modifier les comportements, sera discutée entre ministres européens des Finances, a indiqué vendredi la présidence suédoise de l'UE.
La Suède, fervente supportrice de la taxe carbone
La Suède, qui a introduit une taxe carbone en 1990, n'a de cesse d'en vanter les mérites. Maud Olofsson, ministre suédoise de l'Energie et de l'Entreprise, affirme les émissions de CO2 du pays ont baissé, depuis lors, de 9%, tandis que le Produit intérieur brut (PIB) s'est accru dans le même temps... de 48%.
« Ce système a mis un prix sur la pollution et c'est une incitation très forte à développer de nouvelles technologies », ajoute Mme Olofsson.
Un système qui a le soutien de Stavros Dimas
Devant les ministres de l'UE, le commissaire européen à l'Environnement Stavros Dimas a également fermement défendu « les politiques de taxation servant à promouvoir des produits et des procédés verts ».
« Pour encourager l'emploi et l'entreprise, le poids des taxes doit cibler la pollution, l'utilisation des ressources et de l'énergie, plutôt que le travail et les bénéfices des entreprises », affirme t'il.
« Une taxe n'est jamais populaire, mais si elle est bien comprise comme une taxe sur la pollution, alors elle à une plus grande chance d'être acceptée », précise t'il.
Pour autant, cette formule,choisie par certains Etats, a peu de chances de devenir une politique à l'échelle européenne, souligne Stavros Dimas, rappelant que les décisions en matière de fiscalité requièrent toujours l'unanimité.