
Durant de nombreux siècles, les transports humains, commerciaux voire militaires étaient possibles grâce aux chevaux ! Mais il y a quelques décennies, le cheval de trait a été progressivement remplacé par les automobiles. Il semblerait pourtant que le cheval revienne en odeur de sainteté et les premières universités d'été du cheval, qui ont eu lieu jeudi et vendredi à Beauvais, lui ont décerné le titre de "moteur vert".
Le cheval, un acteur du développement durable ? Il pourrait devenir la solution prometteuse pour réduire les émissions atmosphériques et la dépendance au pétrole...
L'association Equiterra, aidée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, a présenté une étude sur l'impact écologique de la traction animale dans sa réintroduction en ville. Et cette étude est très révélatrice car le cheval serait deux à trois fois moins polluant que le fuel utilisé par les camions et suivant les chantiers sur lequel il est employé.
Pour parvenir à cette donnée, les auteurs de cette étude ont comptabilisé d'un côté la quantité de gaz à effet de serre générée par l'alimentation et l'entretien de l'équidé (engrais pour l'avoine, labourage motorisé...) et de l'autre la quantité de dioxyde de carbone produite par le carburant nécessaire au fonctionnement du camion.
Plus de 70 villes ou collectivités françaises utilisent déjà le cheval pour des tâches de voirie, d'entretien des espaces verts, d'assainissement ou de transports de personnes.