La Banque mondiale a rapporté mardi que les pays en voie de développement auront besoin de 60 à 80 milliards d'euros par an pour faire face aux conséquences du réchauffement climatique.
"Ce que nous essayons de montrer avec ce rapport, c'est l'urgence de faire en sorte qu'il y ait assez de fonds pour l'adaption" au réchauffement climatique des pays pauvres, qui polluent peu mais en souffriront fortement, a souligné le ministre néerlandais du Développement Bert Koenders.
"Pour beaucoup de pays, c'est une question de vie ou de mort. Il n'y aura pas d'accord climatique à Copenhague s'il n'y a pas de financement" pour cette problématique, a-t-il ajouté.
Les pays en développement ne doivent pas être de simples spectateurs
L'Asie de l'est, l'Amérique latine et l'Afrique subsaharienne seront les régions les plus affectées par le réchauffement climatique, selon le rapport. Le développement des pays pauvres est "très important" car la croissance "est la façon la plus efficace de s'adapter au réchauffement" estime le rapport. Les pays en développement devront aussi prendre des mesures pour réduire leurs émissions de CO2 afin "d'éviter les conséquences ingérables de températures plus élevées" a affirmé Sergio Margulis, l'économiste de la Banque mondiale responsable du rapport.
Les impacts d'un dérèglement du climat
Le réchauffement provoquerait l'extinction de la moitié des espèces, l'inondation de 30% des zones humides côtières ainsi qu'une forte hausse de la malnutrition et des maladies diarrhéiques et cardio-respiratoires, rappelle le rapport.