Le sommet de l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) se tient du 16 au 18 novembre à Rome (Italie). Pour encourager les participants à assurer la sécurité alimentaire dans le monde, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon sera dans la capitale italienne du 15 au 17 novembre.
Le réchauffement est un danger pour la sécurité alimentaire
"Etant donné l'étroite relation entre la sécurité alimentaire et le réchauffement climatique, le secrétaire général invitera les dirigeants mondiaux à faire progresser les deux dossiers simultanément" a annoncé une porte-parole, Marie Okabe.
Le G8 doit tenir ses engagements selon les ONG
Des ONG avaient réclamé mercredi (11 novembre) aux gouvernements du G8 de tenir leurs engagements en matière d'aide alimentaire, qui se montent à 20 milliards de dollars, et de ne pas négliger les programmes de nutrition. Ces engagements ont été pris au sommet de L'Aquila cet été.
Il faudrait 12 milliards de dollars par... an
Selon un rapport sur la malnutrition présenté par Médecins sans frontières, les aides destinées à l'amélioration de la nutrition dans les pays pauvres ont quasiment stagné entre 2000 et 2007, et ne se situaient qu'à 350 millions de dollars par an entre 2004 et 2007.
"La nutrition est un problème négligé. Selon un rapport récent de la Banque mondiale, il faudrait 12 milliards de dollars par an pour remédier au problème de la malnutrition dans les pays les plus touchés, c'est-à-dire plus de 30 fois le montant qui y est consacré actuellement", s'est inquiétée Nathalie Ernoult, co-auteur du rapport.
La France et le Brésil ensemble c'est tout
La France et le Brésil vont prendre une initiative commune pour une régulation mondiale des marchés agricoles lors de ce sommet, a affirmé jeudi (12 novembre) le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire. Le détail de l'initiative sera divulgué lundi soir. "Cette initiative commune vise à apporter la preuve de la détermination de la France et du Brésil à mettre en place une régulation mondiale des marchés agricoles" a-t-il affirmé.
Une régulation des marchés agricoles au niveau mondial, pour quoi faire ?
Le ministre français a précisé qu'il visait "la stabilisation des prix agricoles", la "lutte contre la prédation et la spéculation sur les terres agricoles" et la nécessité de favoriser le développement agricole dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.