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27 avril 2010 -
21h29 :
Les céréaliers ont battu le pavé parisien
[ ECO-SOCIAL - CEREALIERS - MANIFESTATION - PARIS ]
bord gauche

Des agriculteurs en colère à Paris

bord droit

Après les maraîchers et les producteurs de lait il y a quelques mois, c'était au tour des producteurs de "grandes cultures" d'interpeller le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy sur la baisse de leurs revenus et leurs craintes pour l'avenir de la Politique agricole commune (PAC). Retour sur ces premiers mois de l'année 2010 très agités en cliquant ici

agriculteurs céréaliers Paris tracteursSelon la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), 11.400 manifestants et 1.500 tracteurs se sont retrouvés mardi à Paris et ont défilé de Nation pour y revenir en réalisant une boucle de 7 kilomètres par la Bastille et la République. Les manifestants se sont ensuite dispersés en milieu d'après-midi.

Tracteurs s'apprêtant à défiler dans Paris (27 avril 2010)Pourquoi les agriculteurs ont-ils battu le pavé parisien ?

Les raisons sont les suivantes : cours en baisse, volatilité des prix, prochaines réformes de la politique agricole commune. 
Les céréaliers, considérés comme les plus riches du monde agricole français, réclament aujourd'hui des mesures pour doper leurs exportations avant la prochaine récolte ainsi que des allègements de charges sociales, fiscales et environnementales
Les chiffres et les faits du monde agricole en cliquant ici

Les agriculteurs souhaitent aussi :

  • des prix minimums alors que les cours mondiaux se sont effondrés.

Par exemple, l'orge se vend à 90 euros la tonne, en dessous des coûts de production.

  • un allègement des charges, notamment en matière d'environnement dont certaines sont "franco-françaises" et pèsent sur la compétitivité de la filière.
  • un allègement de différentes cotisations.

Aujourd'hui, ils sont obligés de cotiser au Fonds national de garanties des calamités alors que les "grandes cultures" n'y ont plus accès en cas de calamités et doivent s'assurer individuellement.

  • l'autorisation du passage à 44 tonnes au lieu de 40 tonnes actuellement pour les camions.
  • la demande de versement anticipé des aides de la PAC au 16 octobre, au lieu de la fin 2010, pour soulager les trésoreries.

La réforme prévue pour 2013 de la politique agricole commune, dont les céréaliers français comptent parmi les premiers bénéficiaires, est source de vives inquiétudes. L'an dernier déjà, une réforme intermédiaire s'est traduite par un premier recul des aides européennes distribuées en France aux céréaliers, au profit des éleveurs et des agriculteurs des zones de montagne.

La réaction de Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture en cliquant ici

 


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